Cinq nouveaux pays africains vont rejoindre le programme international FARM, consacré à la réduction des pesticides dangereux et à la promotion de pratiques agricoles plus durables. Le Bénin, l’Égypte, la Gambie, le Ghana et le Nigeria figurent parmi les huit pays retenus pour la deuxième phase de cette initiative, annoncée le 15 octobre 2026 par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
Baptisée FARM+, cette nouvelle phase doit démarrer en 2027. Elle vise à accélérer l’adoption de solutions de remplacement aux pesticides les plus dangereux, tout en réduisant les pollutions agricoles et leurs conséquences sur les sols, les ressources en eau et la santé des populations.
Le programme prévoit notamment de soutenir le développement des biopesticides, la gestion intégrée des ravageurs et l’adoption de techniques de production limitant le recours aux substances chimiques à risque. Il entend également faciliter l’accès des agriculteurs à des solutions adaptées aux conditions locales, en associant les pouvoirs publics, les entreprises et les acteurs de la recherche.
Cette extension s’inscrit dans la continuité de la première phase de FARM, lancée en 2024. Les deux programmes représentent ensemble plus d’un milliard de dollars de financements et de cofinancements à l’échelle mondiale. Cette enveloppe couvre l’ensemble des pays participants et ne correspond donc pas à une allocation exclusivement destinée aux cinq nouveaux bénéficiaires africains.
Au-delà des pratiques agricoles, FARM+ doit contribuer à renforcer les dispositifs nationaux de gestion des pesticides et à développer les marchés des alternatives moins dangereuses. L’accompagnement des producteurs et la disponibilité de solutions économiquement accessibles constitueront des enjeux importants pour leur adoption à grande échelle.
Pour les cinq pays africains concernés, le démarrage du programme en 2027 ouvrira une nouvelle phase de coopération autour de la réduction des risques chimiques dans l’agriculture, avec des interventions appelées à être adaptées aux priorités et aux filières de chaque pays.


