Catégorie : Marchés et filières

  • L’horticulture zimbabwéenne reçoit des acheteurs britanniques

    L’horticulture zimbabwéenne reçoit des acheteurs britanniques

    Quatre entreprises britanniques de négoce et d’importation de produits frais prospectent les exploitations horticoles du Zimbabwe du 26 septembre au 2 octobre. Petits pois, myrtilles, agrumes et avocats figurent parmi les productions présentées au cours de cette mission, organisée pour développer les approvisionnements à destination du Royaume-Uni.

    Les visites couvrent le Mashonaland oriental, occidental et central, ainsi que les Midlands. Elles permettent aux acheteurs d’examiner les conditions de production et d’échanger directement avec les exploitants sur les volumes, la qualité et les périodes de livraison. L’offre comprend également des haricots fins, des pois mange-tout et des piments.

    La mission est organisée dans le cadre de Making Trade Happen, un projet financé par le gouvernement britannique et mis en œuvre par le Centre du commerce international. Elle prolonge une première opération commerciale tenue plus tôt dans l’année. Les rencontres portent cette fois sur les capacités d’approvisionnement observées dans les fermes et sur la préparation des entreprises aux exigences de l’exportation.

    Les produits zimbabwéens éligibles bénéficient d’un accès au marché britannique sans droits de douane ni quotas dans le cadre de l’accord de partenariat économique applicable. Cet avantage commercial accompagne la recherche de nouveaux clients pour une horticulture dont certaines productions progressent rapidement à l’étranger.

    Les myrtilles illustrent cette évolution. De janvier à juillet 2026, leurs exportations ont rapporté 8,01 millions de dollars, contre 3,78 millions un an auparavant. Le pays a également commencé à en expédier vers la Chine en juillet, après l’accord conclu sur les conditions phytosanitaires. Le Horticultural Development Council prévoyait alors 12 000 tonnes d’exportations de myrtilles pour 2026, contre 9 500 tonnes en 2025. La prospection se poursuivra en Europe après le départ des acheteurs britanniques.

    Des entreprises accompagnées par Making Trade Happen participeront au salon Fruit Attraction à Madrid du 6 au 8 octobre. Certaines prendront ainsi part à deux séquences commerciales successives, d’abord dans leurs exploitations, puis auprès des importateurs réunis sur le salon espagnol.

  • Le bio tunisien tire sa croissance de l’huile d’olive

    Le bio tunisien tire sa croissance de l’huile d’olive

    Les exportations agricoles biologiques tunisiennes ont généré 669,2 millions de dinars entre janvier et août 2026, soit une hausse de 19,8 % sur un an. Les données publiées par l’Observatoire national de l’agriculture montrent une progression portée principalement par l’huile d’olive, qui concentre près de neuf dixièmes des recettes du secteur.

    Sur les huit premiers mois de l’année, les quantités de produits biologiques expédiées ont dépassé 51 900 tonnes, une augmentation de 14,5 %. L’huile d’olive représente à elle seule 45 600 tonnes, avec des volumes en hausse de 19,7 %. Ses ventes ont rapporté 597 millions de dinars, soit environ 89,2 % des recettes agricoles biologiques à l’exportation.

    Les dattes arrivent en deuxième position avec 69,2 millions de dinars. L’écart entre les deux produits reste donc considérable, même si les dattes apportent un second débouché à l’offre biologique tunisienne. Ensemble, ces deux filières réunissent 666,2 millions de dinars de recettes. Les autres productions se partagent un montant proche de trois millions de dinars.

    L’activité demeure également concentrée sur quelques destinations. L’Italie reçoit 34 % des quantités exportées, devant l’Espagne avec 22 %. Ces deux pays absorbent ainsi plus de la moitié des tonnages. Les États-Unis occupent la troisième place avec 21 %, suivis de la France avec 8 %. Au total, quatre marchés accueillent 85 % des volumes tunisiens.

    Cette répartition donne à la demande italienne, espagnole et américaine une influence importante sur les ventes du secteur. Elle révèle aussi le poids des débouchés européens, puisque l’Italie, l’Espagne et la France représentent à elles seules 64 % des quantités recensées. La progression des exportations repose donc sur un nombre limité de produits et de marchés.

    À fin août, les recettes atteignent déjà environ 92 % des quelque 725 millions de dinars enregistrés sur l’ensemble de 2025. Ce rapprochement souligne le rythme des ventes en 2026, sans préjuger de leur évolution pendant les derniers mois de l’année. L’huile d’olive reste la principale source de revenus, loin devant l’ensemble des autres produits biologiques exportés.

  • Le cacao ghanéen mieux rémunéré que le cacao ivoirien

    Le cacao ghanéen mieux rémunéré que le cacao ivoirien

    Le Ghana porte son prix au producteur à 42 400 cedis la tonne pour la campagne cacaoyère 2026-2027, ouverte le 25 septembre. La hausse atteint 2,4 % par rapport au tarif précédent de 41 392 cedis. En équivalent franc CFA, la rémunération officielle ghanéenne dépasse sensiblement celle appliquée en Côte d’Ivoire.

    Le nouveau tarif représente 42,4 cedis par kilogramme, soit environ 2 106 FCFA au taux de référence publié le 25 septembre par l’Agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest. En Côte d’Ivoire, le minimum garanti bord champ est fixé à 1 200 FCFA pour la campagne principale 2026-2027, lancée le 1er septembre. À cette date de conversion, l’écart entre les deux prix atteint donc près de 906 FCFA par kilogramme, ou 75 %.

    La décision ghanéenne s’inscrit dans la réforme du financement et de la rémunération de la filière. COCOBOD indique que les producteurs recevront 71,18 % de la valeur brute réalisée à l’exportation, au stade FOB. La nouvelle loi encadrant l’organisme prévoit un minimum de 70 %. Les programmes de fourniture d’engrais et de plants hybrides, ainsi que de lutte contre les maladies et les ravageurs, doivent également se poursuivre.

    Plus à l’est, les références camerounaises décrivent un marché différent. Le 25 septembre, l’Office national du cacao et du café affichait une fourchette de 2 700 à 2 750 FCFA le kilogramme pour les achats des exportateurs à Douala. Il s’agit de prix à ce stade commercial, après l’acheminement des fèves, et non d’un tarif national garanti aux planteurs. Les indicateurs FOB et CAF s’établissaient respectivement à 3 117 et 3 195 FCFA.

    Au Nigeria, la cotation au comptant attribuée à AFEX et relayée par Mansa Markets atteignait 5 728,5 nairas le kilogramme au 28 septembre, soit environ 5,73 millions de nairas la tonne.

    Entre le Ghana et la Côte d’Ivoire, la comparaison porte en revanche sur deux prix officiels au producteur, avec un écart qui évolue aussi au gré du cedi. COCOBOD associe sa revalorisation à la lutte contre les sorties illégales de fèves. Pour financer les achats de la nouvelle campagne, l’organisme prépare parallèlement un programme de titres de dette de 16,3 milliards de cedis sur le marché intérieur.