Catégorie : Politiques agricoles et réglementation

  • Le Ghana numérise le suivi du travail des enfants

    Le Ghana numérise le suivi du travail des enfants

    Le Ghana déploie une nouvelle version de son système de suivi du travail des enfants, avec un outil numérique commun aux institutions et à leurs partenaires. Le Ghana Child Labour Monitoring System (GCLMS) doit relier l’identification des situations, leur enregistrement et l’orientation des enfants vers les services de protection. L’agriculture figure parmi les secteurs prioritaires, avec l’exploitation minière artisanale et le travail domestique.

    Une première formation s’est déroulée du 15 au 18 septembre à Bibiani, dans la région Western North. Elle a réuni des agents régionaux et locaux des zones couvertes par ACCEL Africa, un projet de l’Organisation internationale du travail (OIT). L’unité chargée du travail des enfants au ministère chargé du Travail et de l’Emploi a participé à cette préparation.

    Les exercices ont porté sur la création des dossiers, la mise à jour des informations et le suivi des interventions. Les agents ont également travaillé sur la production de rapports. Le système rassemble ainsi les informations nécessaires au traitement d’un cas, depuis son repérage jusqu’aux démarches engagées auprès de l’enfant et de sa famille.

    Son interconnexion avec les autres outils de protection de l’enfance doit faciliter le passage d’un service à un autre. Les institutions pourront partager les informations utiles à l’orientation et retrouver les actions déjà entreprises. Le développement de cette version a bénéficié d’un financement de l’OIT, à travers ACCEL Africa, et d’autres partenaires.

    Cette évolution s’inscrit dans plusieurs initiatives engagées au Ghana autour du suivi numérique. En mars, le gouvernement, le Japon et l’UNICEF avaient lancé un partenariat de 2,3 millions de dollars sur douze mois, comprenant lui aussi un appui à l’amélioration du GCLMS. Ce programme vise notamment des communautés agricoles, minières et de pêche dans cinq régions.

    Il prévoit de toucher directement 9 000 enfants et 4 100 personnes chargées de leur prise en charge. Il soutient également l’extension de zones communautaires de lutte contre le travail des enfants, où le retrait des activités concernées s’accompagne d’un retour à l’école. Le suivi des dossiers doit ainsi relier les signalements aux services sociaux et aux interventions éducatives.

  • Palmier à huile, l’engrais subventionné disponible en Côte d’Ivoire

    Palmier à huile, l’engrais subventionné disponible en Côte d’Ivoire

    Les producteurs ivoiriens de palmier à huile retenus dans le programme intérimaire du Conseil Hévéa-Palmier à huile-Coco peuvent engager le retrait de leur engrais subventionné. L’organisme a annoncé le 28 septembre la disponibilité de KCl conditionné en sacs de 50 kilogrammes. Chaque bénéficiaire dispose d’un quota et doit s’acquitter d’une quote-part auprès d’un fournisseur agréé.

    La liste des producteurs concernés et les quantités attribuées sont consultables sur la plateforme bpc.conseilheveapalmier.ci. Après cette vérification, le planteur se présente à sa délégation régionale du Conseil avec une pièce d’identité pour retirer son bon de prise en charge. Ce document permet de poursuivre la procédure auprès du fournisseur.

    Le paiement de la contribution donne lieu à la délivrance d’un reçu. Le bénéficiaire peut ensuite enlever ses sacs au magasin relais, en présentant ce reçu, le bon de prise en charge et sa carte nationale d’identité. Le Conseil invite également les planteurs non enregistrés à s’inscrire sur la plateforme pour les prochaines opérations.

    Cette distribution accompagne d’autres interventions sur le matériel végétal de la filière. Du 21 au 26 septembre, 55 apprenants, dont 52 pépiniéristes privés agréés, ont été formés à Divo, Maféré et Tabou aux techniques de création et de conduite des pépinières de palmier à huile. Ces sessions relèvent également du programme intérimaire de développement des filières palmier à huile et cocotier.

    À Tabou, la formation s’est achevée le 25 septembre. Les pépiniéristes ont pris l’engagement d’appliquer les techniques enseignées pour améliorer la qualité des plants. Ils ont aussi demandé un accès plus large des planteurs aux plants subventionnés issus des pépinières agréées, autre volet de l’appui engagé auprès des producteurs.