Catégorie : Portrait & interview

  • MARIE-ANGE EHOUNOU

    MARIE-ANGE EHOUNOU

    Créée en 2021, l’entreprise ivoirienne développe des farines infantiles enrichies à partir de matières premières locales, notamment le riz, le maïs, l’arachide et le soja.

    L’histoire de Marie-Ange Ehounou prend racine dans une expérience personnelle. Confrontée à un épisode de malnutrition chez son fils, elle s’intéresse progressivement aux enjeux de nutrition infantile, se forme dans le domaine et décide d’apporter une réponse entrepreneuriale adaptée aux réalités locales.

    À travers Pouyou, elle contribue ainsi à créer davantage de valeur autour des productions agricoles ivoiriennes, tout en apportant une réponse à un enjeu essentiel que l’accès des enfants à une alimentation nutritive et adaptée.

    Son parcours lui a notamment valu d’être distinguée au Prix Pierre Castel 2022. En 2026, Pouyou a également rejoint le portefeuille du programme I&P Accélération FARM, avec l’ambition d’accroître ses capacités de production et ses approvisionnements auprès des producteurs locaux.

    Son parcours est marqué par plusieurs reconnaissances : 2ᵉ lauréate nationale du Prix Pierre Castel 2022 dans la catégorie agroalimentaire, participation au SARA 2025 avec Orange Corners, puis intégration de POUYOU, en juin 2026, au portefeuille du programme I&P Accélération FARM, soutenu par Proparco. Ce nouvel accompagnement doit notamment permettre à l’entreprise d’acquérir des équipements, renforcer son équipe et accroître ses achats de matières premières.

    Une trajectoire qui illustre parfaitement le potentiel de la transformation agroalimentaire africaine : partir de nos matières premières, créer de la valeur localement et répondre à des besoins essentiels de nos populations.

  • Simeon Ehui, de la recherche agricole à la transformation des systèmes alimentaires africains

    Simeon Ehui, de la recherche agricole à la transformation des systèmes alimentaires africains

    Économiste agricole ivoirien, Siméon Ehui consacre depuis plus de trente ans sa carrière à une question centrale : comment transformer les connaissances scientifiques en solutions capables d’améliorer durablement la vie des producteurs africains ?

    Titulaire d’un doctorat en économie agricole de l’Université Purdue, aux États-Unis, il débute son parcours dans la recherche au sein du CGIAR. Ses travaux portent notamment sur l’élevage, les systèmes de production mixtes, l’utilisation durable des terres et les conditions économiques nécessaires à l’adoption de nouvelles technologies par les agriculteurs.

    Cette première partie de sa carrière lui permet de mieux comprendre un problème récurrent de l’agriculture africaine : de nombreuses innovations existent, mais elles restent souvent éloignées des exploitations, faute de financement, d’accompagnement technique, d’infrastructures et de politiques publiques adaptées.

    En rejoignant le Groupe de la Banque mondiale en 2003, Siméon Ehui passe de la recherche à la conception et au pilotage de programmes de développement agricole. Il occupe plusieurs fonctions de responsabilité en Afrique et en Asie avant de devenir directeur de la Pratique mondiale Agriculture et alimentation, puis directeur régional du développement durable pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

    À travers ces responsabilités, il contribue à orienter des investissements en faveur de la productivité agricole, de l’accès aux marchés, de l’irrigation, de l’agriculture intelligente face au climat et du développement des chaînes de valeur.

    Siméon Ehui défend aussi l’utilisation du numérique pour rendre l’agriculture plus productive et plus accessible. Selon lui, les outils digitaux peuvent permettre aux producteurs de mieux connaître leurs sols, de gérer plus précisément l’eau et les engrais, d’accéder aux informations climatiques et de vendre directement leurs produits sur de nouveaux marchés.

    Depuis août 2023, il est directeur général de l’International Institute of Tropical Agriculture (IITA), l’un des principaux centres de recherche agricole présents en Afrique. Il exerce également la responsabilité de directeur régional pour l’Afrique au sein du CGIAR.

    Son parcours se distingue ainsi par sa capacité à relier trois domaines importants du monde agricole : la recherche scientifique, les politiques publiques et les réalités quotidiennes des producteurs.

    Pour Siméon Ehui, le défi n’est plus seulement de produire de nouvelles connaissances. Il est surtout de faire sortir les innovations des laboratoires, de les déployer à grande échelle et de les rendre accessibles aux agriculteurs africains.

    Un engagement qui place la science, l’innovation et l’investissement au cœur de la transformation agricole du continent.

  • Patricia ZOUNDI YAO, des racines rurales à l’agriculture durable

    Patricia ZOUNDI YAO, des racines rurales à l’agriculture durable

    Patricia Zoundi Yao n’a pas découvert l’agriculture en devenant entrepreneure. Issue d’une famille d’agriculteurs, elle a passé une partie de son enfance à Soubré, au contact de la terre et des réalités rurales. Elle accompagne également sa mère, commerçante, sur les marchés. Entre ces réalités se dessinent déjà les deux fils conducteurs de son parcours, le monde rural et l’autonomisation économique.

    Après des études en droit des affaires, elle se lance dans l’entrepreneuriat. En 2010, elle crée QuickCash, une solution de transfert d’argent destinée notamment aux populations rurales éloignées des services bancaires. Cette première aventure lui permet de mesurer le potentiel du numérique, tout en restant proche des difficultés rencontrées dans les villages.

    Quelques années plus tard, la terre revient au premier plan. Dans la région de Toumodi, Patricia croise régulièrement des agricultrices qui rentrent du marché avec des tomates invendues. Un jour, elles lui confient leurs produits pour qu’elle tente de les écouler à Abidjan.

    Elle publie quelques photos en ligne et les commandes arrivent. L’épisode révèle un problème plus profond. Ces femmes savent produire, mais l’absence de débouchés structurés les empêche de vivre correctement de leur travail.

    Canaanland naît en 2015 de ce constat. L’entreprise accompagne les petites productrices depuis la mise en culture jusqu’à la commercialisation en facilitant l’accès aux intrants, à l’encadrement technique et au marché. Plus de 400 producteurs ont déjà été accompagnés, dont une grande majorité de femmes.

    Canaan Land porte également une transition progressive vers une agriculture biologique, raisonnée et plus résiliente. Réduction des produits chimiques, compostage, irrigation goutte-à-goutte, rotation des cultures, préservation des sols et de la biodiversité occupent une place croissante dans son modèle. L’enjeu est de proposer des produits plus sains, tout en protégeant les ressources naturelles et les revenus des producteurs.

    Le parcours de Patricia Zoundi Yao s’est enrichi de plusieurs programmes internationaux, notamment Stanford Seed, 2SCALE Inclusive Agribusiness et Fit For Market Plus. Elle a aussi été désignée eTrade for Women Advocate par la CNUCED en 2019.

    Plusieurs distinctions ont récompensé cette trajectoire. Lauréate du Prix national d’excellence pour l’entrepreneuriat jeune en 2014, elle a également reçu le Prix spécial du Premier ministre et le grade de Chevalier de l’Ordre national du mérite.

    En 2025, elle a de nouveau été distinguée au Prix national d’excellence pour son engagement dans le vivrier et les cultures émergentes.

    Avec Canaan Land, Patricia Zoundi Yao transforme ses racines agricoles en un modèle plus durable et inclusif.

  • Alahassane Diakite et Fousseni Diakite : deux champions locaux au service du cacao ivoirien

    Alahassane Diakite et Fousseni Diakite : deux champions locaux au service du cacao ivoirien

    Originaires de Divo, nés dans les années 1990 et issus d’une famille de planteurs, Alahassane et Fousseny Diakité grandissent au contact direct de la cacaoculture.

    Avant de devenir industriels, les frères Diakité font leurs armes dans les métiers de base de la filière. Alahassane commence comme pisteur, c’est-à-dire collecteur de cacao auprès des planteurs, puis devient convoyeur de camions vers le port. Il occupe ensuite un poste de commercial à ICOWA en 2013, avant d’être nommé administrateur de coopérative en 2014. La même année, il cofonde avec des partenaires la société ECAMOI, spécialisée dans l’exportation de café et de cacao.

    Avec Fousseni, il franchit ensuite une étape décisive : passer de l’exportation à la transformation locale. Les deux frères, souvent surnommés les « Jumeaux Suprêmes », s’imposent progressivement comme un tandem dans la filière café-cacao.

    En 2016, les frères Diakité lancent Diakité Cocoa Products, une entreprise spécialisée dans la transformation des sous-grades de cacao en produits semi-finis, notamment le beurre de cacao, la poudre et la liqueur de cacao, destinés aux secteurs cosmétique, pharmaceutique et vétérinaire.

    Le 2 août 2025 marque un tournant majeur avec l’inauguration, à Divo, de La Maison du Cacao / Cacao S.A., un complexe industriel porté par les deux frères. L’usine représente un investissement annoncé de plus de 32 milliards FCFA, est bâtie sur un site de deux hectares et dispose d’une capacité de transformation de 36 000 tonnes de cacao par an, avec un objectif de 80 000 tonnes à l’horizon 2028. Elle comprend plusieurs lignes de production : pâte de cacao, beurre de cacao, raffinage du beurre, chocolaterie et café moulu. À terme, le projet devrait générer un chiffre d’affaires annuel prévisionnel de 147 milliards FCFA et créer 1 117 emplois, notamment au profit des jeunes.

    Les frères Diakité sont également associés à la marque DIAKING CHOCOLAT, pensée pour porter des produits chocolatiers ivoiriens sur les marchés local et international. Ils promeuvent aussi le Forum National du Jeune Cacaoculteur, qui rassemble plus de 3 000 jeunes producteurs et acteurs de la filière autour des enjeux de la chaîne de valeur cacao.

    Leur engagement ne se limite pas à l’industrie. À travers la Fondation Diakité Cocoa, ils mènent également des actions sociales à Divo. Lors de l’inauguration de l’usine, la fondation a notamment posé des actes de solidarité, avec le don d’une ambulance médicalisée au Conseil régional et d’un camion de collecte d’ordures à la mairie de Divo.

    À travers leur parcours, Alahassane et Fousseni Diakité s’imposent comme de véritables champions nationaux locaux, qui travaillent à retenir davantage de valeur là où le cacao est produit.

  • Létondji Beheton, l’artisan du virage industriel du coton béninois

    Létondji Beheton, l’artisan du virage industriel du coton béninois

    À la tête de la Société d’investissement et de promotion de l’industrie du Bénin, SIPI-Bénin, Létondji Beheton est devenu l’un des principaux visages de la Zone industrielle de Glo-Djigbé, la GDIZ.

    À Glo-Djigbé, à une quarantaine de kilomètres de Cotonou, il évolue au milieu de ce qui ressemble de plus en plus à une ville industrielle. Des unités textiles y côtoient des installations dédiées à la transformation de la noix de cajou, du soja et d’autres matières premières agricoles. Des investisseurs y installent leurs machines et des produits fabriqués au Bénin commencent à rejoindre les marchés internationaux.

    Un parcours venu de la finance

    Létondji Beheton n’est pas issu de l’univers agricole. Diplômé de l’Université du Maryland, aux États-Unis, il commence sa carrière dans la finance et passe notamment par Bank of America puis par le département du Trésor américain. De retour dans l’écosystème économique béninois, il rejoint les dispositifs chargés de renforcer l’attractivité du pays.

    À l’Agence de promotion des investissements et des exportations, l’APIEx, il travaille à attirer des capitaux avant de collaborer également avec la présidence sur les questions d’investissement.

    De la promotion à la réalisation

    En 2021, il rejoint ARISE et SIPI-Bénin. À Glo-Djigbé, son métier change alors de nature. Il ne s’agit plus seulement de convaincre des investisseurs, mais de transformer leurs engagements en infrastructures, en usines et en emplois.

    La GDIZ repose sur un partenariat entre l’État béninois et ARISE Integrated Industrial Platforms. Son ambition est de créer autour des principales matières premières du pays de véritables écosystèmes industriels. Le textile en est progressivement devenu l’une des vitrines. Plusieurs opérations autrefois réalisées essentiellement à l’étranger, notamment la filature, le tissage, la teinture et la confection, sont désormais effectuées sur place.

    Une vision fondée sur la compétitivité

    Pour Létondji Beheton, l’enjeu dépasse toutefois le symbole du « Made in Benin ». Son discours insiste davantage sur la compétitivité : disposer d’une énergie fiable, atteindre une taille industrielle suffisante, former la main-d’œuvre, mobiliser des financements de long terme et répondre aux exigences des acheteurs internationaux en matière de qualité, de prix et de délais.

    Son passage par la finance transparaît dans cette approche. L’industrialisation, dans sa vision, ne se décrète pas. Elle doit être financée, organisée et capable de tenir économiquement. La GDIZ a ainsi mobilisé des centaines de millions d’euros et recouru à des instruments associant investisseurs privés, banques de développement, agences de crédit-export et mécanismes de garantie.

    Le porte-parole de l’expérience béninoise

    Au fil des années, Létondji Beheton est également devenu l’un des principaux porte-parole de l’expérience béninoise à l’étranger. Lors des rencontres internationales, il défend une politique industrielle qui cherche moins à exporter davantage de matières premières qu’à attirer les activités capables de les transformer.

    Le 30 juin 2026, il portait encore ce message au Parlement européen lors d’une rencontre consacrée au textile africain. Face à des responsables politiques, des industriels et des représentants de marques, il plaidait notamment pour un rapprochement entre les chaînes d’approvisionnement européennes et les nouvelles capacités textiles ouest-africaines.

    En quelques années, l’ancien financier est ainsi passé de la promotion de l’investissement à la conduite de l’un des projets industriels les plus observés d’Afrique de l’Ouest.

    Portrait initialement publié dans AgroMakers Magazine n°5 (1er septembre 2026), à l’occasion du dossier « Coton africain : réinventer l’or blanc ».

  • Ayodeji Balogun, l’artisan d’un marché agricole mieux structuré

    Ayodeji Balogun, l’artisan d’un marché agricole mieux structuré

    Ayodeji Balogun a grandi dans l’univers du commerce des matières premières. Formé au sein de l’entreprise familiale, il en prend ensuite la direction et porte son chiffre d’affaires à plus de 15 millions de dollars. Il crée parallèlement une activité de transport routier et investit dans une entreprise agricole. Ces premières expériences lui permettent de se familiariser avec le négoce, la circulation des marchandises et les contraintes auxquelles sont confrontées les entreprises opérant dans les chaînes de valeur agricoles.

    À la tête d’AFEX, le dirigeant nigérian développe un modèle qui relie producteurs, entrepôts, industriels et financeurs. Présente dans quatre pays africains, l’entreprise a déjà accompagné plus de 500 000 exploitants et stocké plus de 1,1 million de tonnes de produits agricoles.

    Après un MBA à la Lagos Business School, il rejoint AFEX. Il y travaille d’abord sur l’implantation de l’entreprise dans de nouveaux marchés d’Afrique de l’Ouest et de l’Est. Il prend ensuite la direction des activités nigérianes et contribue au développement de la bourse privée de matières premières ainsi que du système de récépissés d’entreposage. En octobre 2022, il est nommé directeur général du groupe. Il supervise depuis sa stratégie et son expansion continentale.

    AFEX : organiser la rencontre entre la production et le marché

    Lancée au Nigeria en 2014, AFEX intervient dans un environnement où l’offre agricole est encore très fragmentée. Les petits exploitants produisent individuellement des volumes limités, souvent éloignés des grands centres de consommation et des unités de transformation. Les industriels recherchent, à l’inverse, des quantités importantes, disponibles régulièrement et répondant à des critères précis de qualité.

    L’entreprise se positionne entre ces deux groupes, avec un vaste réseau d’entrepôts qui permet de rapprocher les capacités de stockage des bassins de production. Les récoltes y sont regroupées, pesées, contrôlées et classées avant leur commercialisation.

    AFEX s’adresse aux producteurs et aux coopératives, mais aussi aux commerçants, aux transformateurs, aux exportateurs et aux établissements financiers. Sa bourse de matières premières facilite la vente de lots déjà constitués, tandis que ses outils de collecte de données améliorent la visibilité sur les volumes, les prix et la qualité des produits disponibles.

    Le récépissé d’entreposage complète ce modèle. Délivré après le dépôt de la marchandise dans un entrepôt agréé, il atteste de la nature, de la quantité et de la qualité du stock. Il peut ensuite être utilisé pour organiser une vente ou comme garantie dans le cadre d’un financement. Le producteur ou le commerçant peut ainsi accéder à des liquidités sans devoir céder immédiatement sa récolte au moment où les prix sont généralement les plus bas.

    Le dispositif concerne principalement des produits pouvant être stockés et standardisés, parmi lesquels le maïs, le riz, le soja, le sorgho, le sésame, le cacao et l’anacarde.

    Des résultats probants et une croissance rapide

    En une décennie, AFEX est passée d’une plateforme essentiellement nigériane à un groupe présent au Nigeria, au Kenya, en Ouganda et en Côte d’Ivoire. En 2024, son réseau couvrait plus de 500 000 petits producteurs et comptait 267 entrepôts. Plus de 1,1 million de tonnes de produits agricoles avaient été stockées depuis le lancement de ses activités.

    Cette croissance a attiré British International Investment. En 2023, l’institution britannique a engagé 26,5 millions de dollars dans AFEX. À cette date, l’entreprise desservait plus de 450 000 producteurs et exploitait plus de 200 entrepôts au Nigeria, au Kenya et en Ouganda. Le financement devait soutenir la construction de 20 entrepôts supplémentaires, représentant 230 000 tonnes de nouvelles capacités et pouvant bénéficier à 200 000 producteurs additionnels.

    AFEX a également développé des instruments destinés aux entreprises agricoles. En 2023, sa filiale d’investissement a inscrit au Nigeria un programme de billets de trésorerie adossés à des actifs d’un montant de 100 milliards de nairas. L’objectif était de faciliter l’accès des transformateurs et des négociants au fonds de roulement nécessaire à l’achat et au stockage des matières premières.

    Un modèle intégré pour structurer les filières agricoles

    La force d’AFEX tient à l’articulation de plusieurs fonctions souvent dispersées : collecte, stockage, contrôle qualité, accès au marché et financement. Ce modèle répond directement à la fragmentation des filières agricoles africaines, où les producteurs vendent de faibles volumes tandis que les industriels recherchent des approvisionnements réguliers et standardisés.

    Son efficacité dépend toutefois de conditions précises. Les entrepôts doivent être bien gérés, les stocks fiables et les volumes suffisants. Le système reste aussi tributaire de routes praticables et de services de transport efficaces. AFEX peut mieux organiser les échanges, mais ne peut compenser à elle seule les insuffisances des infrastructures publiques.

    L’expérience peut néanmoins inspirer d’autres acteurs. Des coopératives, PME ou plateformes agro-industrielles peuvent reprendre cette logique à une échelle plus réduite, en associant stockage, information sur les prix, contrats avec les acheteurs et solutions de financement.

    Portrait initialement publié dans AgroMakers Magazine n°3 (3 août 2026), à l’occasion du dossier « La logistique, le maillon faible de l’agriculture africaine ».