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  • En Afrique du Sud, un premier trimestre 2026 record pour le commerce agricole

    En Afrique du Sud, un premier trimestre 2026 record pour le commerce agricole

    En Afrique du Sud, le secteur agricole a le vent en poupe. Entre janvier et mars, l’excédent de la balance commerciale agricole a atteint 1,55 milliard de dollars, en hausse de 16,1% sur un an et un nouveau record, selon un rapport du syndicat agricole AgriSA publié le 8 juin. Ce résultat exceptionnel s’explique surtout par la baisse des dépenses d’importation plutôt que par une forte accélération des ventes à l’étranger, les exportations restant quasi stables à 3,30 milliards de dollars tandis que les importations ont reculé de 10,6% sous l’effet de la baisse des prix de l’huile de palme, du riz, du poisson congelé et du café.

    L’horticulture a continué de porter l’ensemble du commerce agricole sud-africain, représentant 55% des exportations du pays sur la période, sa plus forte contribution sur un premier trimestre. Portées par les raisins, les fruits à pépins, les fruits à noyau et le vin, les ventes horticoles ont généré 1,82 milliard de dollars. Selon AgriSA, le surplus net de ce sous-secteur, estimé à 1,66 milliard de dollars, dépasse désormais l’excédent agricole national total, ce qui illustre son rôle déterminant dans le maintien d’un solde commercial positif pour l’agriculture du pays.

    La situation a été plus contrastée pour d’autres filières. Les produits animaux ont vu leurs ventes chuter de 12,9% à 322 millions de dollars en raison de fermetures de marchés liées à la fièvre aphteuse, tandis que la valeur des ventes de maïs a reculé de 22,4% à 194 millions de dollars malgré une hausse de 17,8% des volumes exportés, conséquence directe de la baisse des prix mondiaux. Les Pays-Bas et le Royaume-Uni sont restés les deux principaux marchés du pays, absorbant ensemble 978 millions de dollars de produits agricoles, suivis du Zimbabwe, de la Namibie, du Mozambique et du Botswana.

    Ces résultats prolongent une dynamique déjà solide. En 2025, les exportations agricoles sud-africaines avaient atteint 15 milliards de dollars, marquant la septième année consécutive de progression. Le début de 2026 pourrait laisser entrevoir une nouvelle année favorable, à condition que le risque sanitaire lié à la fièvre aphteuse se stabilise, ce qui permettrait de relancer les exportations de bétail vers des marchés à forte valeur comme le Moyen-Orient et l’Asie, tandis que la performance horticole et une meilleure valorisation du maïs pourraient continuer de soutenir l’ensemble de la filière.

     

  • L’Afrique du Sud et Italie signent une nouvelle feuille de route agricole lors d’un forum inaugural au Cap

    L’Afrique du Sud et Italie signent une nouvelle feuille de route agricole lors d’un forum inaugural au Cap

    L’Afrique du Sud et l’Italie ont franchi un cap dans leur coopération agroalimentaire à l’occasion du premier South Africa-Italy Agribusiness Forum, tenu les 9 et 10 juin 2026 au Cap sous le thème « From the Soil to the Shelf ». L’événement a réuni responsables politiques, industriels et chercheurs des deux pays pour identifier des opportunités concrètes d’investissement, d’échange technologique et d’accès aux marchés.

    Le ministre sud-africain de l’Agriculture John Steenhuisen a positionné ce partenariat comme une nouvelle phase dans les relations bilatérales, allant au-delà du commerce traditionnel pour cibler la transformation, l’innovation et la création d’emplois. Les échanges agricoles entre les deux pays dépassent déjà 650 millions de rands annuels, avec une balance commerciale favorable à Pretoria et des exportations horticoles estimées à environ 190 millions de rands.

    Le forum a débouché sur la conclusion d’un accord technique ouvrant le marché sud-africain aux raisins de table italiens, saluée par le ministre italien de l’Agriculture Francesco Lollobrigida comme une avancée majeure pour la filière fruits et légumes italienne.

    Un mémorandum d’entente (MoU) doit également être signé pour encadrer une coopération à long terme couvrant la mécanisation, l’agriculture numérique, la transformation agroalimentaire, le transfert de technologie, le développement semencier et la santé des plantes et des animaux. Un groupe de travail conjoint sera chargé de traduire ces engagements en projets mesurables.