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  • Côte d’Ivoire : le savoir-faire égyptien mobilisé pour accélérer la filière halieutique

    Côte d’Ivoire : le savoir-faire égyptien mobilisé pour accélérer la filière halieutique

    La Côte d’Ivoire veut accélérer la transformation de sa filière halieutique en s’appuyant sur l’expérience de l’Égypte, devenue l’un des leaders africains de l’aquaculture. Fin juin, le ministère ivoirien des Ressources animales et halieutiques a signé au Caire un protocole d’accord avec l’Autorité générale égyptienne pour le développement des ressources halieutiques. L’objectif est de renforcer la coopération dans les domaines de la pêche, de l’aquaculture et de la protection du milieu marin, avec un accent particulier sur la pisciculture et la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.

    Pour Abidjan, l’enjeu est stratégique. Le poisson est l’une des principales sources de protéines animales consommées dans le pays. Toutefois, l’offre locale reste très insuffisante par rapport aux besoins. Selon les données reprises par la FAO, la Côte d’Ivoire a produit 92 000 tonnes de poissons en 2023, pour une consommation estimée à 534 000 tonnes. Cette dépendance aux importations pèse sur la balance commerciale et expose le pays aux fluctuations des prix internationaux.

    Le choix de l’Égypte n’est pas anodin. Le pays a fortement développé son aquaculture au cours des dernières décennies, notamment autour du tilapia, espèce également très présente dans les habitudes de consommation ivoiriennes. L’expérience égyptienne pourrait être utile à la Côte d’Ivoire sur plusieurs maillons, à savoir la sélection génétique, la conduite des élevages, la qualité sanitaire et l’alimentation des poissons.

    Cette coopération arrive dans un contexte où la Côte d’Ivoire a déjà placé l’aquaculture au cœur de sa stratégie de souveraineté alimentaire. Le Programme stratégique de transformation de l’aquaculture en Côte d’Ivoire vise à porter la production aquacole à 500 000 tonnes par an à l’horizon 2030, tandis qu’une feuille de route spécifique prévoit également d’atteindre 68 000 tonnes de tilapia d’ici 2031.

    La dynamique a été renforcée en mars 2026 avec le lancement du ProDeCAP, le Projet de développement des chaînes de valeur compétitives de l’aquaculture et de la pêche durable. Doté d’un budget de 19 milliards FCFA sur cinq ans, avec l’appui de la Banque africaine de développement, le programme ambitionne de toucher près de 700 000 bénéficiaires directs et indirects.

  • Égypte : Les investissements chinois accélèrent l’essor d’un hub africain du pneumatique

    Égypte : Les investissements chinois accélèrent l’essor d’un hub africain du pneumatique

    L’Égypte confirme son ambition de devenir la plateforme africaine de référence pour l’industrie du pneumatique. Cette stratégie est portée par une vague d’investissements chinois sans précédent. Le 18 juin 2026, les travaux d’une nouvelle usine ont été officiellement lancés dans le pays par la filiale locale du groupe chinois Chaoyang Longmarch Tyre pour un investissement de 190 millions de dollars.

    Cette annonce intervient à peine deux semaines après celle de China National Tire & Rubber, qui prévoit d’investir 550 millions de dollars pour augmenter ses capacités locales de 1,5 million de pneus par an. Quelques mois plus tôt, en août 2025, l’entreprise Sailun avait promis 1 milliard de dollars pour construire une usine capable de produire 10 millions de pneus chaque année. Depuis 2024, les capitaux chinois injectés dans le secteur égyptien dépassent deux milliards de dollars. Ce rythme place Le Caire en position de force dans la course au statut de hub industriel continental.

    Les autorités égyptiennes s’appuient sur plusieurs atouts pour consolider cette dynamique. Le pays bénéficie d’une position géographique stratégique, au débouché du canal de Suez, dispose de zones industrielles dédiées, notamment la zone économique du canal, et propose des incitations fiscales et administratives aux investisseurs étrangers.

    L’Égypte n’est toutefois pas seule à viser ce statut. Le Maroc a récemment lancé, avec le groupe chinois Shandong Yongsheng Rubber, un complexe industriel de 6,7 milliards de dirhams dans la zone d’accélération industrielle de Betoya. Sa capacité atteindrait 18 millions de pneus par an, ce qui en ferait le plus grand projet du genre en Afrique.

    L’Afrique du Sud et l’Algérie affichent également des ambitions importantes. La compétition pour devenir la première plateforme africaine du pneumatique reste donc largement ouverte. Pour Le Caire comme pour ses rivaux, le défi ne se limite pas à attirer des capitaux. Il faudra construire un écosystème industriel complet, capable de soutenir durablement la production locale et de s’intégrer aux chaînes de valeur régionales.

  • Coca-Cola HBC mise 1,28 milliard de dollars sur l’Égypte d’ici 2030

    Coca-Cola HBC mise 1,28 milliard de dollars sur l’Égypte d’ici 2030

    Coca-Cola Hellenic Bottling Company (HBC), l’un des principaux embouteilleurs de la multinationale américaine dans le monde, a annoncé un plan d’investissement de 1,28 milliard de dollars en Égypte sur la période 2026–2030. L’annonce a été faite par le PDG Zoran Bogdanovic lors de l’inauguration d’une nouvelle ligne de fabrication dans l’usine d’Alexandrie le 7 juin dernier.

    L’entreprise est implantée en Égypte depuis 1994 et exploite aujourd’hui cinq unités de production à Alexandrie, Tanta City, Sadat City, Qalioub City et Assiout City. En 2024, ses activités ont généré près d’un milliard de dollars de valeur ajoutée pour l’économie nationale, employé directement 4 900 personnes et soutenu environ 64 000 emplois dans l’ensemble de sa chaîne de valeur, selon le directeur général de la filiale locale, Adnan Topcic.

    Cet investissement s’inscrit dans une stratégie d’expansion continue du système Coca-Cola sur les grandes économies africaines. Des engagements similaires de l’ordre du milliard de dollars sur cinq ans ont été annoncés au Nigeria en 2024 et en Afrique du Sud en mars 2026.

    Par ailleurs, Coca-Cola HBC a engagé l’acquisition de Coca-Cola Beverages Africa (CCBA), présent sur une quinzaine de marchés continentaux, dont la prise de contrôle est attendue au second semestre 2026. Ce mouvement de consolidation repositionne le groupe comme l’un des acteurs majeurs de l’agroalimentaire en Afrique.