Étiquette : Ghana

  • Le Ghana vise l’autosuffisance en riz dès 2028

    Le Ghana vise l’autosuffisance en riz dès 2028

    Le Ghana produit davantage de riz, mais près d’un grain sur deux consommé dans le pays vient encore de l’étranger. Le gouvernement veut faire disparaître cet écart en deux ans et fixe désormais un objectif de 3,31 millions de tonnes de paddy en 2028.

    Le défi est conséquent. La production de riz blanchi est passée d’environ 650 000 tonnes à 900 000 tonnes en 2024, puis à 960 000 tonnes en 2025. Malgré cette progression, la production locale ne couvre actuellement qu’environ 56 % des besoins.

    Les importations fournissent les 44 % restants et coûtent chaque année entre 320 et 500 millions de dollars au pays.

    Accra ne prévoit pourtant pas de fermer brutalement ses frontières au riz étranger. La stratégie annoncée consiste plutôt à utiliser progressivement les importations comme levier pour développer la production nationale.

    Les quotas accordés aux importateurs devront être liés à des investissements locaux, avec l’obligation d’établir des partenariats vérifiables avec des producteurs ghanéens pour obtenir des permis d’importation.

    Cette politique doit s’appuyer sur le programme Feed Ghana et sur le projet régional REWARD consacré au développement de chaînes de valeur rizicoles résilientes en Afrique de l’Ouest.

    Le Ghana bénéficie pour ce dernier d’une subvention de 18,8 millions de dollars de la Banque africaine de développement.

    Une partie des investissements sera concentrée dans la zone écologique des savanes du nord, l’un des principaux bassins rizicoles du pays. Le projet prévoit d’aménager 3 200 hectares et de toucher plus de 20 000 petits producteurs.

    L’intervention ne se limitera pas à augmenter les surfaces. Des semences améliorées, des repiqueuses, des semoirs, des pulvérisateurs et des mini-moissonneuses-batteuses doivent également être mis à disposition.

    Le rendement constitue l’un des principaux leviers de la stratégie. Sur les exploitations accompagnées par REWARD, l’objectif est de passer de 3,5 à 4,5 tonnes par hectare. À l’échelle du programme Feed Ghana, les projections gouvernementales sont encore plus ambitieuses et tablent sur un rendement moyen national pouvant atteindre 4,8 tonnes par hectare en 2028.

    Produire davantage ne suffira toutefois pas si le riz ne peut pas être correctement transformé et écoulé. Dix centres de transformation doivent être équipés, notamment avec du matériel d’étuvage. Des solutions de stockage hermétique sont également prévues pour limiter les pertes après récolte.

    Le gouvernement cherche parallèlement à sécuriser une partie des débouchés. Le riz produit dans le cadre du programme doit notamment approvisionner les écoles, les prisons et d’autres institutions publiques. Cette demande institutionnelle pourrait offrir aux producteurs et transformateurs locaux des marchés plus prévisibles à mesure que les volumes augmentent.

    Un autre financement viendra compléter le dispositif. Le Japon apporte 394 millions de yens, soit environ 2,5 millions de dollars, pour renforcer les capacités de production de semences de riz. Des moissonneuses-batteuses, équipements de nettoyage des semences et autres matériels doivent arriver au Ghana à partir de novembre.

    Le calendrier est désormais serré. Le projet REWARD doit être officiellement lancé au début du mois de novembre, avant la campagne agricole 2027. Pour atteindre l’autosuffisance en 2028, le Ghana devra simultanément augmenter les rendements, étendre les surfaces, moderniser la transformation et convertir une partie des centaines de millions de dollars aujourd’hui consacrés aux importations en débouchés pour sa propre filière rizicole.

  • Le Ghana lève 3,39 milliards de cedis pour financer ses achats de cacao

    Le Ghana lève 3,39 milliards de cedis pour financer ses achats de cacao

    Le Ghana commence à tester son nouveau modèle de financement domestique du cacao. Cocoa Capital PLC, véhicule financier entièrement détenu par le Ghana Cocoa Board, a mobilisé 3,39 milliards de cedis lors de la première émission de billets de trésorerie destinée à soutenir les achats de fèves de la campagne 2026-2027.

    L’opération portait initialement sur 4 milliards de cedis. Le montant finalement levé représente donc environ 85% de l’objectif. Les titres ont une maturité de 266 jours et offrent aux investisseurs un rendement de 11 pour cent.

    Cette première levée s’inscrit dans un programme beaucoup plus large de 16,3 milliards de cedis lancé par Cocoa Capital. Sur ce montant, 14 milliards doivent être mobilisés sous forme de billets de trésorerie pour répondre aux besoins de liquidité liés aux achats de cacao. Les 2,3 milliards restants doivent provenir d’obligations à moyen et long terme afin de restructurer une partie des anciennes dettes de COCOBOD.

    Le Ghana cherche ainsi à réduire sa dépendance à des mécanismes de financement extérieur qui ont longtemps soutenu les campagnes cacaoyères. Pendant plusieurs décennies, COCOBOD levait chaque année des prêts syndiqués auprès de banques internationales avant le début de la campagne. Ce modèle s’est progressivement fragilisé, tandis que les difficultés de financement ont contribué à des retards de paiement et à des tensions de trésorerie chez les acheteurs.

    Le nouveau dispositif repose davantage sur le marché financier ghanéen. Les remboursements doivent être sécurisés par les recettes issues de contrats de vente à terme de cacao transférées à Cocoa Capital et versées sur des comptes dédiés.

    Cette architecture doit permettre de rapprocher les levées de fonds des besoins réels de la campagne et d’échelonner les émissions en fonction des conditions de marché. Après cette première tranche, deux autres opérations sont prévues afin d’atteindre progressivement les 14 milliards de cedis destinés aux achats.

    Le montant inférieur à l’objectif initial constitue néanmoins un premier indicateur à surveiller. La capacité des prochaines émissions à attirer suffisamment de capitaux dira dans quelle mesure le marché domestique peut prendre durablement le relais du financement international dans une filière centrale pour l’économie ghanéenne.

  • Côte d’Ivoire : l’INP-HB et Harvard unissent leurs expertises pour une cacaoculture plus résiliente

    Côte d’Ivoire : l’INP-HB et Harvard unissent leurs expertises pour une cacaoculture plus résiliente

    La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, avance vers une filière plus durable et plus résiliente face au changement climatique. Le 18 juin, l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro a reçu une délégation de l’Université Harvard. Cette visite devait poser les bases d’une collaboration scientifique de long terme sur la cacaoculture. Elle s’inscrit dans le projet intitulé « Towards a Cocoa Producer-Focused Climate Policy in Côte d’Ivoire and Ghana ».

    Le projet a été sélectionné en 2024 par le Motsepe Presidential Research Accelerator Fund for Africa, administré par Harvard et financé par la fondation sud-africaine Motsepe. Le fonds soutient des recherches conduites par des enseignants de l’université américaine avec des institutions africaines. Le projet est dirigé par des chercheurs de Harvard ainsi que par une équipe internationale composée de représentants de l’INP-HB, de l’Université des sciences et technologies Kwame-Nkrumah au Ghana, de l’Université de Leicester et d’University College London. Plusieurs acteurs de terrain participent également aux travaux. Il s’agit notamment de la Côte d’Ivoire and Ghana Cocoa Initiative, du syndicat agricole ghanéen affilié au Trades Union Congress et du Fine Cacao and Chocolate Institute. Cette diversité permet d’ancrer la recherche académique dans les réalités vécues par les producteurs.

    Le projet vise à analyser précisément l’impact du changement climatique sur les producteurs de cacao en Côte d’Ivoire et au Ghana, deux pays qui assurent ensemble plus de la moitié de l’offre mondiale. Les résultats doivent aider à concevoir des politiques publiques mieux adaptées aux réalités du terrain.

    Les premiers échanges ont déjà fait émerger plusieurs priorités. La première consiste à mieux intégrer la perception des producteurs dans la définition des politiques agricoles. La deuxième vise à garantir une répartition plus équitable de la valeur créée tout au long de la chaîne. La troisième porte sur le raccourcissement des circuits d’information entre le terrain et les décideurs publics, afin de rendre les interventions plus efficaces. Dans cette approche, le producteur n’est plus considéré comme un simple maillon de la chaîne de transformation. Il devient un acteur stratégique, dont la productivité et le bien-être conditionnent la pérennité de toute la filière.

    Pour l’INP-HB, cette coopération avec l’une des universités les plus réputées au monde offre une occasion de renforcer son rayonnement scientifique international. Elle peut aussi consolider ses liens avec les institutions nord-américaines. Cette ouverture intervient alors que la filière cacao ivoiro-ghanéenne fait face à une variabilité climatique croissante. Celle-ci menace directement les rendements et les revenus de plusieurs millions de petits producteurs. En associant l’expertise méthodologique de Harvard à la connaissance du terrain de l’INP-HB et de ses partenaires régionaux, ce partenariat pourrait contribuer à faire émerger une nouvelle génération de politiques climatiques : des politiques pensées depuis le terrain et pour les producteurs eux-mêmes.

  • Après la Chine, le Ghana courtise les investisseurs thaïlandais pour son palmier à huile

    Après la Chine, le Ghana courtise les investisseurs thaïlandais pour son palmier à huile

    Le Ghana a engagé des discussions avec des opérateurs thaïlandais pour attirer de nouveaux investissements dans sa filière du palmier à huile, troisième secteur de production du pays en Afrique de l’Ouest derrière le Nigeria et la Côte d’Ivoire. La rencontre, tenue le 15 juin à Accra, a réuni John Dumelo, vice-ministre de l’Alimentation et de l’Agriculture, et une délégation thaïlandaise comprenant des représentants du ministère des Affaires étrangères ainsi que des entreprises et institutions financières du Royaume.

    Selon le communiqué officiel, les investisseurs thaïlandais ont manifesté un intérêt marqué pour le secteur ghanéen de l’huile de palme, explorant les possibilités d’établir des plantations et des unités de transformation pour répondre à la demande croissante de l’industrie. Le ministère ghanéen s’est engagé à faciliter l’accès aux terres agricoles dans les régions de l’Oti, de l’Ashanti et de l’Ahafo, identifiées comme zones à fort potentiel pour la culture du palmier. Aucun accord n’a toutefois été conclu à ce stade.

    Cette démarche s’inscrit dans la continuité d’un appel similaire lancé en mars dernier par le ministre de l’Agriculture, Eric Opoku, à destination d’opérateurs chinois. Elle traduit la volonté du gouvernement ghanéen d’atteindre l’autosuffisance en huile de palme, objectif réaffirmé en 2025 à travers une politique de développement intégré de la filière pour la période 2026-2032, appuyée par un mécanisme de financement de 500 millions de dollars. Ce dispositif doit offrir des prêts à long terme, un moratoire de cinq ans sur le remboursement et des taux d’intérêt concessionnels, tout en finançant jusqu’à 70% des coûts des projets industriels liés à la filière. Le programme prévoit aussi l’aménagement de 100 000 hectares de nouvelles plantations.

    L’intérêt porté à la Thaïlande s’explique également par des considérations technologiques. Troisième producteur mondial d’huile de palme derrière l’Indonésie et la Malaisie, le pays affiche une production annuelle proche de 3,8 millions de tonnes et s’impose comme le troisième exportateur mondial, avec une maîtrise intégrée de la production, de la transformation et de la distribution.

    Pour le Ghana, ces discussions pourraient ouvrir la voie à des partenariats combinant investissements directs et transfert de technologies, dans une logique de structuration progressive de l’industrie locale de l’huile de palme, alors que plusieurs pays ouest-africains cherchent simultanément à réduire leur dépendance aux importations de cette matière première stratégique pour leurs marchés intérieurs.

  • Le Ghana prépare un nouveau port de pêche à Shama pour moderniser sa filière halieutique

    Le Ghana prépare un nouveau port de pêche à Shama pour moderniser sa filière halieutique

    Le Ghana a annoncé la construction prochaine d’un port de pêche moderne dans le district de Shama, dans la région Occidentale du pays, une infrastructure destinée à redynamiser un secteur halieutique en déclin depuis plusieurs années. L’annonce a été faite le 10 juin par la ministre de la Pêche et de l’Aquaculture, Emelia Arthur, qui a précisé que les préparatifs du projet étaient déjà à un stade avancé.

    Selon la ministre, le futur port doit améliorer les opérations de débarquement et de manutention du poisson, créer des emplois et stimuler la croissance économique locale. Les détails relatifs au coût et au calendrier de réalisation du projet n’ont pas encore été communiqués, mais l’infrastructure devrait renforcer le poids de la région Occidentale, qui concentre déjà 33% des sites de débarquement de poissons et 25% des infrastructures portuaires halieutiques du pays.

    Le secteur de la pêche ghanéen, dominé par l’activité artisanale, traverse une période difficile. Les captures nationales, qui avaient culminé à près de 497 000 tonnes en 1999, ont reculé de 22,6% pour s’établir à environ 384 000 tonnes en 2023, selon les données de la FAO. Plusieurs facteurs expliquent ce déclin, notamment la surpêche liée à l’augmentation du nombre de bateaux artisanaux, semi-industriels et industriels, la persistance de la pêche illégale, non déclarée et non réglementée, ainsi que le changement climatique, qui perturbe les écosystèmes marins et la productivité des eaux côtières.

    Le pays compte aujourd’hui près de 14 300 navires de pêche, dont 97% relèvent de la pêche artisanale, répartis sur environ 263 sites de débarquement dans quatre régions côtières. Dans ce contexte, le projet de Shama traduit la volonté des autorités ghanéennes de mieux encadrer l’exploitation des ressources halieutiques et d’accompagner la transition vers une gestion plus durable des stocks.

    Cette initiative s’inscrit dans une dynamique régionale plus large de modernisation des infrastructures de pêche en Afrique de l’Ouest, où plusieurs pays côtiers investissent dans des ports et des installations de débarquement pour limiter les pertes post-capture, structurer la chaîne de valeur halieutique et sécuriser les revenus des communautés côtières qui dépendent de cette activité.

  • La Côte d’Ivoire et le Ghana élargissent l’Initiative Cacao à l’Afrique

    La Côte d’Ivoire et le Ghana élargissent l’Initiative Cacao à l’Afrique

    Le président ivoirien Alassane Ouattara et son homologue ghanéen John Dramani Mahama ont co-présidé le 16 juin à Abidjan un Sommet de Haut niveau consacré à l’Initiative Cacao, huit ans après la Déclaration d’Abidjan de mars 2018 qui avait posé les bases de cette coopération bilatérale.

    Les deux pays concentrent à eux seuls plus de 60% de la production mondiale de cacao, une proportion qui grimpe à près de 80% à l’échelle du continent africain. Cette filière fait vivre plusieurs millions de personnes en zone rurale et constitue, selon le chef de l’État ivoirien, un enjeu de souveraineté économique et de stabilité sociale pour les deux nations.

    Le sommet a permis de dresser le bilan de l’Initiative, notamment l’instauration du Différentiel de Revenu Décent (DRD), qui a démontré l’efficacité d’une action concertée sur les cours mondiaux. Des défis structurels demeurent cependant, parmi lesquels la volatilité persistante des prix, le vieillissement des vergers, les maladies du cacaoyer, la pression foncière liée à l’orpaillage illégal et les nouvelles exigences internationales de traçabilité et de durabilité.

    Le président Mahama a salué la réussite du partenariat et plaidé pour une logique de coopération plutôt que de compétition entre les deux pays. Il a appelé la Côte d’Ivoire à poursuivre ses investissements productifs et s’est positionné en faveur d’une extension de l’alliance à d’autres producteurs africains, tout en réaffirmant le rôle de porte-flambeau du bloc ivoiro-ghanéen.

    Les travaux se sont conclus par l’adoption d’une déclaration conjointe, lue par le ministre ivoirien de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné. Les deux États s’engagent à harmoniser leurs politiques de prix d’achat bord champ et à renforcer leur coopération scientifique.

    Cette extension annoncée de l’Initiative Cacao à d’autres pays africains marque une étape dans la structuration du pouvoir de négociation des producteurs du continent face aux acteurs internationaux du marché du chocolat. Elle illustre aussi une tendance plus large à la coordination régionale des filières stratégiques, alors que les producteurs ouest-africains cherchent à mieux capter la valeur ajoutée d’une chaîne mondiale longtemps dominée par les transformateurs et négociants situés hors du continent.

  • Pertes post-récolte : le Ghana cherche ses réponses en Biélorussie

    Pertes post-récolte : le Ghana cherche ses réponses en Biélorussie

    Chaque année, le Ghana perd près de 1,9 milliard de dollars du fait des pertes post-récolte, un chiffre qui résume à lui seul l’ampleur d’un défi structurel que les gouvernements successifs n’ont pas réussi à résoudre. Face à cette hémorragie silencieuse, Accra tente une approche nouvelle en s’inspirant du modèle agroindustriel biélorusse.

    C’est dans ce cadre que le président John Dramani Mahama effectue une visite d’État de cinq jours en Biélorussie, incluant un passage dans la ville de Brest, pôle reconnu de l’agro-transformation du pays. Il s’agit d’identifier des solutions techniques concrètes pour réduire des pertes qui, selon les filières, peuvent affecter jusqu’à 50 % de la production agricole récoltée — les produits périssables comme les fruits, légumes et tubercules étant les plus exposés.

    Les causes sont bien connues et largement documentées. Elles résultent de l’effet combiné de l’insuffisance des infrastructures de stockage, de l’absence de chaînes du froid adaptées, de la faiblesse du réseau routier et de la fragmentation des circuits de commercialisation. Des acteurs du secteur avaient déjà alerté sur le fait que sans investissement massif dans le stockage et le transport, toute hausse de la production ne fait qu’augmenter mécaniquement le volume des pertes.

    La Biélorussie apparaît comme un partenaire stratégique crédible dans ce domaine, fort d’une agroindustrie développée et d’une expertise éprouvée en matière de conservation et de transformation des produits agricoles. Les deux pays ont par ailleurs renforcé leurs liens ces derniers mois. En mars 2026, Minsk avait annoncé l’exportation de 3 000 tracteurs et équipements agricoles vers le Ghana, assortie de la création de centres de maintenance et de programmes de formation technique. Ce volet mécanisation s’inscrit dans l’initiative Feed Ghana, qui vise à déployer plus de 4 000 machines agricoles dans 50 districts d’un secteur où 78 % des opérations restent encore manuelles.

    Le Ghana n’est pas le seul pays d’Afrique de l’Ouest à regarder vers Minsk. La Biélorussie affiche une ambition claire sur le marché africain, notamment dans le laitier, avec des exportations déjà entamées vers le Sénégal. Pour Accra, troisième importateur de produits laitiers de la sous-région après la Mauritanie et le Nigeria, l’enjeu dépasse la seule question des pertes post-récolte et touche à une recomposition plus large de sa politique agroalimentaire.