La mangue rejoint les filières encadrées par le Conseil Coton-Anacarde Karité. Le 23 septembre 2026, le gouvernement ivoirien a adopté une ordonnance qui lui étend les règles de commercialisation et de régulation du coton, de l’anacarde et du karité. Cette décision confie au Conseil le suivi, la régulation et le développement d’une production qui représente environ 10 % de la production fruitière nationale, selon le communiqué gouvernemental.
La réforme prévoit également l’entrée d’un représentant de l’interprofession mangue au conseil d’administration. Les professionnels participeront donc à la gouvernance du régulateur, tandis qu’Intermangue conservera sa fonction de représentation des acteurs de la filière. Le dispositif associe ainsi un encadrement public élargi à la participation des producteurs, commerçants et transformateurs.
Pour les entreprises exportatrices, cette réorganisation intervient alors que l’accès aux marchés exige déjà un suivi précis des fruits et des pratiques de production. À Korhogo, SPA-IMPEX/CI a notamment bénéficié d’un accompagnement de COLEAD pour préparer son accès au marché biologique européen. Dans une publication de mars, l’organisme décrivait le travail réalisé sur les contrats avec les producteurs, les procédures internes et la traçabilité. Un audit complémentaire restait alors prévu pour la mangue.
Parallèlement, le programme PASA, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par COLEAD en Côte d’Ivoire, prévoit de renforcer les compétences sanitaires et phytosanitaires dans les chaînes horticoles. Ces interventions concernent les pratiques des opérateurs, tandis que l’ordonnance du 23 septembre modifie le cadre institutionnel de la filière.

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