Le Ghana porte son prix au producteur à 42 400 cedis la tonne pour la campagne cacaoyère 2026-2027, ouverte le 25 septembre. La hausse atteint 2,4 % par rapport au tarif précédent de 41 392 cedis. En équivalent franc CFA, la rémunération officielle ghanéenne dépasse sensiblement celle appliquée en Côte d’Ivoire.
Le nouveau tarif représente 42,4 cedis par kilogramme, soit environ 2 106 FCFA au taux de référence publié le 25 septembre par l’Agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest. En Côte d’Ivoire, le minimum garanti bord champ est fixé à 1 200 FCFA pour la campagne principale 2026-2027, lancée le 1er septembre. À cette date de conversion, l’écart entre les deux prix atteint donc près de 906 FCFA par kilogramme, ou 75 %.
La décision ghanéenne s’inscrit dans la réforme du financement et de la rémunération de la filière. COCOBOD indique que les producteurs recevront 71,18 % de la valeur brute réalisée à l’exportation, au stade FOB. La nouvelle loi encadrant l’organisme prévoit un minimum de 70 %. Les programmes de fourniture d’engrais et de plants hybrides, ainsi que de lutte contre les maladies et les ravageurs, doivent également se poursuivre.
Plus à l’est, les références camerounaises décrivent un marché différent. Le 25 septembre, l’Office national du cacao et du café affichait une fourchette de 2 700 à 2 750 FCFA le kilogramme pour les achats des exportateurs à Douala. Il s’agit de prix à ce stade commercial, après l’acheminement des fèves, et non d’un tarif national garanti aux planteurs. Les indicateurs FOB et CAF s’établissaient respectivement à 3 117 et 3 195 FCFA.
Au Nigeria, la cotation au comptant attribuée à AFEX et relayée par Mansa Markets atteignait 5 728,5 nairas le kilogramme au 28 septembre, soit environ 5,73 millions de nairas la tonne.
Entre le Ghana et la Côte d’Ivoire, la comparaison porte en revanche sur deux prix officiels au producteur, avec un écart qui évolue aussi au gré du cedi. COCOBOD associe sa revalorisation à la lutte contre les sorties illégales de fèves. Pour financer les achats de la nouvelle campagne, l’organisme prépare parallèlement un programme de titres de dette de 16,3 milliards de cedis sur le marché intérieur.

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