L’Égypte se tourne vers la France et d’autres fournisseurs européens pour ses achats de blé, alors que les perturbations en mer Noire compliquent les expéditions russes et ukrainiennes. Ses importations se sont établies à 143 870 tonnes durant la première moitié de septembre, contre 876 139 tonnes sur la même période un an auparavant.
Les attaques contre les navires et les infrastructures ont conduit les acheteurs à rechercher d’autres origines. Cette réorientation intervient alors que les perspectives de récolte nationale étaient favorables. Dans son bulletin du 30 juin, la FAO estimait la production égyptienne de blé à environ 10 millions de tonnes en 2026, soit près de 7 % au-dessus de la moyenne. L’organisation expliquait cette progression attendue par l’augmentation des superficies semées et les mesures de soutien public.
Les prix d’achat annoncés par l’État avant les semis, puis relevés, avaient encouragé la production et la collecte. La distribution de semences certifiées et d’engrais subventionnés avait également soutenu les exploitants. Malgré cela, la FAO évaluait encore les besoins d’importation à 13,5 millions de tonnes pour la campagne 2026-2027.
Les importateurs doivent donc sécuriser des volumes extérieurs importants, même avec une récolte locale attendue en hausse, en tenant compte du coût du fret et des délais de livraison. Pour les meuniers, qui approvisionnent le marché intérieur et exportent de la farine vers des pays voisins, ces écarts se répercutent sur le coût du grain rendu à l’usine.

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