L’Union européenne revoit les conditions d’importation de plusieurs produits aquacoles africains. Un règlement adopté le 14 octobre 2026 par la Commission européenne élargit les autorisations accordées à l’Égypte, tout en supprimant certaines autorisations dont bénéficiaient le Mozambique et la Tanzanie. Les nouvelles dispositions entreront en vigueur le 4 novembre prochain.
Pour l’Égypte, le règlement ouvre davantage le marché européen aux poissons d’élevage, à leurs produits dérivés et aux crustacés. Cette décision fait suite à l’évaluation favorable du dispositif national de surveillance des résidus de substances pharmacologiquement actives, des pesticides et des contaminants. Elle concrétise une avancée annoncée plusieurs mois auparavant par les autorités égyptiennes.
L’élargissement des autorisations pourrait favoriser les exportations de la filière aquacole égyptienne, sous réserve du respect des autres exigences sanitaires européennes, notamment celles relatives aux établissements de production et de transformation agréés.
Le Mozambique connaît une évolution inverse. La Commission européenne lui retire son autorisation d’exportation de produits aquacoles, estimant insuffisantes les garanties fournies concernant le contrôle des résidus et contaminants.
En Tanzanie, la suppression de l’autorisation concerne uniquement les crustacés d’élevage. Elle intervient après que les autorités nationales ont indiqué ne plus produire cette catégorie de produits. Contrairement au Mozambique, la modification ne découle donc pas d’une insuffisance identifiée du système de contrôle sanitaire.
Par ailleurs, les nouvelles dispositions ne remettent pas automatiquement en cause les exportations de produits issus de la pêche sauvage, soumises à des règles distinctes.
Pour les filières aquacoles africaines, ces décisions rappellent le poids des exigences sanitaires dans les échanges internationaux. L’accès au marché européen dépend notamment de la capacité des pays exportateurs à maintenir des dispositifs de surveillance conformes aux normes communautaires. Les investissements dans les laboratoires, la traçabilité et les systèmes de contrôle deviennent ainsi essentiels pour préserver les débouchés commerciaux et accompagner le développement de l’aquaculture.

Laisser un commentaire