La Côte d’Ivoire renforce les règles de protection de ses ressources halieutiques. Un décret adopté en Conseil des ministres le 14 octobre 2026 encadre désormais les périodes de repos biologique dans les eaux maritimes, lagunaires et lacustres. Durant ces fermetures temporaires, les activités de pêche sont interdites afin de favoriser la reproduction des espèces et la reconstitution des stocks.
Pris en application de la loi du 26 juillet 2016 relative à la pêche et à l’aquaculture, le texte concerne les navires industriels, les embarcations artisanales et les pêcheurs individuels. Il établit un cadre réglementaire pour organiser les suspensions d’activité dans les zones et aux périodes définies par les autorités compétentes.
Le repos biologique est déjà pratiqué en Côte d’Ivoire, notamment dans la pêche maritime. Le nouveau décret vient toutefois renforcer son encadrement juridique et étendre son application aux différents milieux aquatiques concernés. Il intervient dans un contexte de pression sur les ressources halieutiques, liée notamment à l’intensité des captures et à la dégradation de certains habitats.
Ces fermetures temporaires doivent permettre aux populations de poissons de se renouveler, tout en contribuant à préserver les capacités de production du secteur. Leur efficacité reposera sur le respect des périodes d’interdiction, la surveillance des zones de pêche et l’adaptation des mesures aux cycles biologiques des espèces.
Pour les pêcheurs et les opérateurs de commercialisation, le dispositif implique néanmoins des interruptions d’activité susceptibles d’affecter temporairement les revenus et l’approvisionnement des marchés. La définition des calendriers et l’information des professionnels seront donc essentielles pour faciliter son application.

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