Les filières cacao et lait nigérianes bénéficieront d’un nouveau dispositif de financement de 85 millions d’euros, soit près de 56 milliards FCFA, porté par la Banque européenne d’investissement (BEI) et First City Monument Bank (FCMB). Annoncé le 14 octobre 2026, ce partenariat vise à faciliter l’accès au crédit des entreprises agroalimentaires et à soutenir le développement de leurs capacités de production et de transformation.
Au moins 70 % de cette enveloppe seront consacrés aux activités liées au cacao et aux produits laitiers. Les financements cibleront notamment les entreprises de transformation, les coopératives agricoles et les opérateurs engagés dans la structuration des chaînes d’approvisionnement. Une attention particulière sera accordée aux investissements permettant d’améliorer la qualité des produits, la traçabilité et l’accès aux marchés.
Dans la filière cacao, le dispositif doit accompagner les coopératives et les entreprises souhaitant moderniser leurs équipements, renforcer leurs capacités de transformation et répondre aux exigences des acheteurs internationaux. Le Nigeria figure parmi les principaux producteurs africains de cacao, mais une part importante de sa production continue d’être exportée sous forme de fèves, limitant la valeur ajoutée captée localement.
Le volet laitier constitue une autre priorité. Les ressources mobilisées doivent soutenir les investissements dans la collecte, la conservation et la transformation du lait, alors que le pays reste fortement dépendant des importations de produits laitiers. Cette opération marque également la première intervention de BEI Monde dans la filière laitière en dehors de l’Union européenne.
Au-delà du financement, la BEI prévoit un accompagnement technique destiné à renforcer les pratiques environnementales et sociales des entreprises bénéficiaires. Il portera notamment sur la gestion des risques, la durabilité des chaînes d’approvisionnement et l’amélioration des standards de production.
Ce partenariat s’inscrit dans les initiatives européennes de financement du secteur privé africain, notamment dans le cadre de Global Gateway. Pour FCMB, il doit permettre d’élargir l’offre de crédits à destination des entreprises agricoles, dont les besoins en capitaux restent importants pour financer les équipements, les infrastructures et les opérations de transformation.
Les premiers résultats dépendront désormais de la mobilisation effective des ressources et de leur distribution aux entreprises et coopératives éligibles.

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