Auteur/autrice : agroMakers-api

  • Palmier à huile, l’engrais subventionné disponible en Côte d’Ivoire

    Palmier à huile, l’engrais subventionné disponible en Côte d’Ivoire

    Les producteurs ivoiriens de palmier à huile retenus dans le programme intérimaire du Conseil Hévéa-Palmier à huile-Coco peuvent engager le retrait de leur engrais subventionné. L’organisme a annoncé le 28 septembre la disponibilité de KCl conditionné en sacs de 50 kilogrammes. Chaque bénéficiaire dispose d’un quota et doit s’acquitter d’une quote-part auprès d’un fournisseur agréé.

    La liste des producteurs concernés et les quantités attribuées sont consultables sur la plateforme bpc.conseilheveapalmier.ci. Après cette vérification, le planteur se présente à sa délégation régionale du Conseil avec une pièce d’identité pour retirer son bon de prise en charge. Ce document permet de poursuivre la procédure auprès du fournisseur.

    Le paiement de la contribution donne lieu à la délivrance d’un reçu. Le bénéficiaire peut ensuite enlever ses sacs au magasin relais, en présentant ce reçu, le bon de prise en charge et sa carte nationale d’identité. Le Conseil invite également les planteurs non enregistrés à s’inscrire sur la plateforme pour les prochaines opérations.

    Cette distribution accompagne d’autres interventions sur le matériel végétal de la filière. Du 21 au 26 septembre, 55 apprenants, dont 52 pépiniéristes privés agréés, ont été formés à Divo, Maféré et Tabou aux techniques de création et de conduite des pépinières de palmier à huile. Ces sessions relèvent également du programme intérimaire de développement des filières palmier à huile et cocotier.

    À Tabou, la formation s’est achevée le 25 septembre. Les pépiniéristes ont pris l’engagement d’appliquer les techniques enseignées pour améliorer la qualité des plants. Ils ont aussi demandé un accès plus large des planteurs aux plants subventionnés issus des pépinières agréées, autre volet de l’appui engagé auprès des producteurs.

  • Le bio tunisien tire sa croissance de l’huile d’olive

    Le bio tunisien tire sa croissance de l’huile d’olive

    Les exportations agricoles biologiques tunisiennes ont généré 669,2 millions de dinars entre janvier et août 2026, soit une hausse de 19,8 % sur un an. Les données publiées par l’Observatoire national de l’agriculture montrent une progression portée principalement par l’huile d’olive, qui concentre près de neuf dixièmes des recettes du secteur.

    Sur les huit premiers mois de l’année, les quantités de produits biologiques expédiées ont dépassé 51 900 tonnes, une augmentation de 14,5 %. L’huile d’olive représente à elle seule 45 600 tonnes, avec des volumes en hausse de 19,7 %. Ses ventes ont rapporté 597 millions de dinars, soit environ 89,2 % des recettes agricoles biologiques à l’exportation.

    Les dattes arrivent en deuxième position avec 69,2 millions de dinars. L’écart entre les deux produits reste donc considérable, même si les dattes apportent un second débouché à l’offre biologique tunisienne. Ensemble, ces deux filières réunissent 666,2 millions de dinars de recettes. Les autres productions se partagent un montant proche de trois millions de dinars.

    L’activité demeure également concentrée sur quelques destinations. L’Italie reçoit 34 % des quantités exportées, devant l’Espagne avec 22 %. Ces deux pays absorbent ainsi plus de la moitié des tonnages. Les États-Unis occupent la troisième place avec 21 %, suivis de la France avec 8 %. Au total, quatre marchés accueillent 85 % des volumes tunisiens.

    Cette répartition donne à la demande italienne, espagnole et américaine une influence importante sur les ventes du secteur. Elle révèle aussi le poids des débouchés européens, puisque l’Italie, l’Espagne et la France représentent à elles seules 64 % des quantités recensées. La progression des exportations repose donc sur un nombre limité de produits et de marchés.

    À fin août, les recettes atteignent déjà environ 92 % des quelque 725 millions de dinars enregistrés sur l’ensemble de 2025. Ce rapprochement souligne le rythme des ventes en 2026, sans préjuger de leur évolution pendant les derniers mois de l’année. L’huile d’olive reste la principale source de revenus, loin devant l’ensemble des autres produits biologiques exportés.

  • AgriConnect vise 5 milliards de dollars pour l’agriculture nigériane

    AgriConnect vise 5 milliards de dollars pour l’agriculture nigériane

    Le Nigeria a lancé le 25 septembre un programme visant à mobiliser environ 5 milliards de dollars en cinq ans pour son agriculture. Le Nigeria AgriConnect Compact associe le ministère fédéral de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, le Groupe de la Banque mondiale, le Fonds International de Développement Agricole (FIDA) et d’autres partenaires. Les financements recherchés doivent provenir de l’État, des bailleurs et des investisseurs privés.

    Les ambitions portent à la fois sur la production et l’emploi. À l’horizon 2031, le programme vise 2,56 millions d’emplois et une amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle de près de trois millions de personnes. Les rendements moyens du riz, du maïs et du blé doivent progresser de 30 %, contre 35 % pour le manioc. Plusieurs activités d’élevage sont également concernées.

    Cette initiative intervient dans une économie où l’agriculture représente environ 26 % du PIB et emploie près de 30 % de la main-d’œuvre. Malgré ce poids, plus de 31 millions de Nigérians font face à une insécurité alimentaire aiguë, dans un contexte marqué par l’inflation, l’insécurité et les chocs climatiques, rappelle le FIDA.

    AgriConnect prévoit de développer le crédit agricole, l’assurance et les financements associant capitaux publics et privés. Le programme soutiendra également les organisations de producteurs et leurs relations avec les entreprises acheteuses. Cet appui doit notamment aider les petits exploitants à vendre une part plus importante de leurs récoltes à des acheteurs réguliers.

    Le FIDA entend également intervenir sur la gestion des récoltes après la production. L’institution dispose déjà de programmes consacrés aux chaînes de valeur et aux entreprises rurales du delta du Niger. Avec le programme prévu dans le nord du pays, cet ensemble représente près de 392 millions de dollars d’engagements du Fonds. Le dispositif nigérian constitue une déclinaison nationale d’AgriConnect, lancé par le Groupe de la Banque mondiale pour accompagner les petits exploitants vers une production commercialisable plus importante.

    À l’échelle mondiale, le groupe s’est engagé à porter son financement annuel de l’agriculture et de l’agroalimentaire à 9 milliards de dollars et à mobiliser 5 milliards supplémentaires auprès de partenaires.

  • Le cacao ghanéen mieux rémunéré que le cacao ivoirien

    Le cacao ghanéen mieux rémunéré que le cacao ivoirien

    Le Ghana porte son prix au producteur à 42 400 cedis la tonne pour la campagne cacaoyère 2026-2027, ouverte le 25 septembre. La hausse atteint 2,4 % par rapport au tarif précédent de 41 392 cedis. En équivalent franc CFA, la rémunération officielle ghanéenne dépasse sensiblement celle appliquée en Côte d’Ivoire.

    Le nouveau tarif représente 42,4 cedis par kilogramme, soit environ 2 106 FCFA au taux de référence publié le 25 septembre par l’Agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest. En Côte d’Ivoire, le minimum garanti bord champ est fixé à 1 200 FCFA pour la campagne principale 2026-2027, lancée le 1er septembre. À cette date de conversion, l’écart entre les deux prix atteint donc près de 906 FCFA par kilogramme, ou 75 %.

    La décision ghanéenne s’inscrit dans la réforme du financement et de la rémunération de la filière. COCOBOD indique que les producteurs recevront 71,18 % de la valeur brute réalisée à l’exportation, au stade FOB. La nouvelle loi encadrant l’organisme prévoit un minimum de 70 %. Les programmes de fourniture d’engrais et de plants hybrides, ainsi que de lutte contre les maladies et les ravageurs, doivent également se poursuivre.

    Plus à l’est, les références camerounaises décrivent un marché différent. Le 25 septembre, l’Office national du cacao et du café affichait une fourchette de 2 700 à 2 750 FCFA le kilogramme pour les achats des exportateurs à Douala. Il s’agit de prix à ce stade commercial, après l’acheminement des fèves, et non d’un tarif national garanti aux planteurs. Les indicateurs FOB et CAF s’établissaient respectivement à 3 117 et 3 195 FCFA.

    Au Nigeria, la cotation au comptant attribuée à AFEX et relayée par Mansa Markets atteignait 5 728,5 nairas le kilogramme au 28 septembre, soit environ 5,73 millions de nairas la tonne.

    Entre le Ghana et la Côte d’Ivoire, la comparaison porte en revanche sur deux prix officiels au producteur, avec un écart qui évolue aussi au gré du cedi. COCOBOD associe sa revalorisation à la lutte contre les sorties illégales de fèves. Pour financer les achats de la nouvelle campagne, l’organisme prépare parallèlement un programme de titres de dette de 16,3 milliards de cedis sur le marché intérieur.

  • Au Cameroun, la banane plantain vise 150 milliards de FCFA en Bourse

    Au Cameroun, la banane plantain vise 150 milliards de FCFA en Bourse

    La Filière banane-plantain du Cameroun (FBPC) prépare un projet de société commerciale doté d’un capital cible de 150 milliards de FCFA. Son président, Tony Obam, envisage de recourir à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) pour réunir ces fonds et financer les activités de production et de commercialisation.

    Les premières discussions se sont tenues le 10 septembre à Douala. La rencontre a réuni les responsables de la filière, les experts de la BVMAC et des sociétés de Bourse, aux côtés de pépiniéristes, de producteurs, de transformateurs et de distributeurs.

    Baptisée Banane-Plantain S.A., la future entreprise réserverait un quart de son capital aux producteurs. Les autres parts seraient proposées à des investisseurs privés et institutionnels, ainsi qu’à la diaspora. Des apports en nature, notamment en terrains et en matériel agricole, sont également envisagés.

    L’activité commerciale reposerait sur l’achat contractuel des récoltes des planteurs affiliés. La société approvisionnerait ensuite les marchés de consommation, les exportateurs et les industriels de la transformation. En associant les producteurs au capital, le projet leur donnerait aussi un intérêt financier dans l’entreprise chargée de vendre leur production.

    Le recours envisagé au marché des actions élargit la recherche de capitaux au-delà du crédit agricole. Les promoteurs souhaitent par ailleurs développer des filiales dans les autres pays de la CEMAC. Au Cameroun, un site pilote a été identifié à Messamena, dans la région de l’Est, avec une plantation prévue sur 50 hectares et 25 000 vitroplants à mettre en terre.

    Ce projet agricole accompagne la préparation financière, dont le calendrier reste soumis à la constitution de la société et aux démarches requises pour accéder à la Bourse.

  • Le Ghana veut stocker davantage de céréales dès 2027

    Le Ghana veut stocker davantage de céréales dès 2027

    Le Ghana prévoit d’inscrire la construction de nouveaux silos dans son budget 2027, alors que ses récoltes de maïs dépassent les besoins nationaux. Le ministre de l’Alimentation et de l’Agriculture, Eric Opoku, a annoncé cette orientation le 24 septembre à Accra, lors de l’assemblée générale de la National Food Buffer Stock Company (NAFCO), l’entreprise publique chargée des réserves alimentaires.

    Le pays a produit 4,6 millions de tonnes de maïs en 2025, pour une demande évaluée à 3,6 millions de tonnes par le ministère. L’excédent atteint ainsi environ un million de tonnes. Le gouvernement entend renforcer les achats et le stockage pour éviter que cette abondance ne se traduise par des pertes pour les producteurs.

    NAFCO doit occuper une place centrale dans cette politique. L’entreprise détient actuellement 20 443 tonnes de céréales, après plusieurs années de difficultés financières et opérationnelles. De nouvelles infrastructures viendraient compléter la réhabilitation d’entrepôts engagée notamment à Yendi, Tamale, Wenchi, Sunyani et Kumasi. Le montant des crédits et les capacités supplémentaires seront à préciser dans le budget.

    Ces investissements prolongent les interventions du programme Feed Ghana, qui soutient l’augmentation de la production. Avec des récoltes plus importantes, le financement de la conservation prend davantage de place dans la politique agricole. Il permet d’étaler la mise sur le marché des grains au-delà de la période de collecte, pendant laquelle les disponibilités sont les plus élevées.

    Parallèlement, le ministère veut accroître les débouchés auprès des établissements publics. Eric Opoku a demandé aux fournisseurs des programmes d’alimentation, notamment scolaires, de s’approvisionner directement auprès des agriculteurs ghanéens. Les achats publics sont ainsi appelés à absorber une partie de la production nationale, en remplacement de denrées importées.

    La reconstitution des réserves permettra également de solder un engagement régional. Le gouvernement a demandé à NAFCO de libérer 50 000 sacs de céréales pour rembourser un emprunt contracté auprès de la CEDEAO en 2018, lorsque le Ghana avait sollicité ses stocks pour soutenir son programme d’alimentation scolaire.

  • Un nouvel institut pour le café et le cacao en Côte d’Ivoire

    Un nouvel institut pour le café et le cacao en Côte d’Ivoire

    La Côte d’Ivoire prévoit de créer un Institut du Café et du Cacao à Divo. Le Conseil des ministres du 23 septembre a adopté une communication relative à ce projet, dénommé I2C, qui doit être implanté sur le site de la station du Centre national de recherche agronomique. Celle-ci abrite déjà des banques de gènes et des parcelles expérimentales matures consacrées aux deux cultures.

    Le futur établissement doit réunir des chercheurs spécialisés et des technologies avancées. Le gouvernement prévoit également des coopérations avec les universités ivoiriennes, les pôles régionaux et les organisations internationales. L’implantation à Divo permettrait de travailler à partir des collections et des essais déjà présents sur le site.

    Ces ressources servent notamment à comparer les caractéristiques des plants et leur comportement au fil des années. Elles constituent une base pour les recherches sur les performances des plantations et leur adaptation. Le projet concerne le café comme le cacao, même si les difficultés de ce dernier occupent davantage l’actualité des filières.

    La lutte contre le swollen shoot fait déjà l’objet d’une coopération régionale. En avril, les acteurs ivoiriens et ghanéens du cacao ont adopté une feuille de route avec l’appui de la FAO et un financement européen. Le programme associe cartographie des foyers, surveillance, réhabilitation des plantations et recherches communes sur des variétés résistantes.

    Le nouvel institut devra trouver sa place aux côtés des organismes et des programmes existants. Pour les producteurs, la diffusion des résultats passera ensuite par la mise à disposition du matériel végétal, les essais en exploitation et l’accompagnement technique.

    À ce stade, le gouvernement a annoncé le projet et son implantation. Les moyens, le calendrier de réalisation et les priorités scientifiques restent à détailler pour préciser le fonctionnement du futur établissement.

  • L’Égypte cherche son blé hors de la mer Noire

    L’Égypte cherche son blé hors de la mer Noire

    L’Égypte se tourne vers la France et d’autres fournisseurs européens pour ses achats de blé, alors que les perturbations en mer Noire compliquent les expéditions russes et ukrainiennes. Ses importations se sont établies à 143 870 tonnes durant la première moitié de septembre, contre 876 139 tonnes sur la même période un an auparavant.

    Les attaques contre les navires et les infrastructures ont conduit les acheteurs à rechercher d’autres origines. Cette réorientation intervient alors que les perspectives de récolte nationale étaient favorables. Dans son bulletin du 30 juin, la FAO estimait la production égyptienne de blé à environ 10 millions de tonnes en 2026, soit près de 7 % au-dessus de la moyenne. L’organisation expliquait cette progression attendue par l’augmentation des superficies semées et les mesures de soutien public.

    Les prix d’achat annoncés par l’État avant les semis, puis relevés, avaient encouragé la production et la collecte. La distribution de semences certifiées et d’engrais subventionnés avait également soutenu les exploitants. Malgré cela, la FAO évaluait encore les besoins d’importation à 13,5 millions de tonnes pour la campagne 2026-2027.

    Les importateurs doivent donc sécuriser des volumes extérieurs importants, même avec une récolte locale attendue en hausse, en tenant compte du coût du fret et des délais de livraison. Pour les meuniers, qui approvisionnent le marché intérieur et exportent de la farine vers des pays voisins, ces écarts se répercutent sur le coût du grain rendu à l’usine.

  • La fièvre aphteuse grippe les exportations namibiennes

    La fièvre aphteuse grippe les exportations namibiennes

    Meatco a suspendu ses exportations de viande et ses opérations d’abattage après la confirmation d’un foyer de fièvre aphteuse dans le sud de la Namibie. Cette suspension fait suite aux instructions des services vétérinaires. L’entreprise attend leurs directives pour la poursuite de ses activités.

    Le foyer a été confirmé le 23 septembre près de Karasburg, dans la région de Kharas, à proximité de la frontière sud-africaine. D’après une communication publiée par la Bourse de Namibie, des prélèvements avaient été effectués après l’apparition de signes suspects. L’exploitation se situe dans une zone reconnue indemne, dont les produits bénéficiaient d’un accès aux marchés fondé sur ce statut sanitaire.

    Les autorités ont alors activé le plan national de lutte contre la maladie. Les mesures annoncées portent sur les mouvements et la commercialisation des animaux à onglons, l’abattage et les échanges internationaux. Elles doivent limiter la circulation du virus pendant que les services vétérinaires déterminent l’étendue du foyer.

    Dès le 25 septembre, le ministère britannique chargé de l’agriculture a restreint l’importation de viandes fraîches bovines, ovines et caprines provenant de la zone concernée. Certaines viandes transformées relèvent toutefois d’un régime distinct, lorsqu’elles ont subi le traitement réglementaire destiné à atténuer le risque. Les restrictions ne s’appliquent donc pas de la même manière à tous les produits.

    Pour les opérateurs, l’arrêt des ventes reporte les recettes sans supprimer les dépenses. Les animaux doivent toujours être entretenus et les abattoirs conservent une partie de leurs charges. Si l’interruption dure, les entreprises pourraient également rencontrer des difficultés à honorer leurs contrats.

    La reprise dépendra désormais des résultats de la surveillance vétérinaire et des conditions fixées par les pays importateurs. Meatco reste, pour sa part, dans l’attente des instructions des autorités namibiennes.

  • Sadio Mané engage 11,7 milliards FCFA dans la mangue

    Sadio Mané engage 11,7 milliards FCFA dans la mangue

    Sadio Mané a lancé, le 19 septembre à Bambali, un projet agro-industriel consacré à la mangue. Baptisé SM10 Agro, le parc représente un investissement estimé à 11,7 milliards de FCFA. Il doit associer plantations, conditionnement et transformation dans cette localité de Casamance, avec des produits destinés aux marchés sénégalais et internationaux.

    Lors du lancement, le promoteur a mis en avant les difficultés de conservation et de transformation dans la région de Sédhiou. Une partie des mangues peine à être commercialisée dans ces conditions. SM10 Agro prévoit donc plusieurs débouchés en complément de la vente de fruits frais.

    Le site officiel du projet décrit des unités de pulpe et de purée, de mangue séchée ainsi que de beurre de mangue, obtenu à partir de l’amande du noyau. Le programme vise 500 hectares de plantations à développer progressivement et une capacité de traitement de 8 500 tonnes par an. Plus de 1 000 emplois directs sont annoncés à terme.

    Ces chiffres correspondent aux objectifs du parc. Les premières infrastructures et le développement agricole sont prévus à partir de 2027, selon un calendrier que le promoteur présente comme évolutif. L’APIX accompagne le projet, dont la mise en service dépendra de l’avancement des travaux.

    L’intérêt du parc dépasse ses propres plantations. Son implantation peut ouvrir de nouvelles perspectives commerciales aux producteurs environnants, à travers la collecte et l’approvisionnement des unités. L’organisation de ces relations sera importante pour relier les capacités industrielles aux volumes disponibles dans la région et aux exigences de qualité des produits transformés.

    La transformation offre également la possibilité de conserver une plus grande part de la valeur sur le territoire. Avec SM10 Agro, Bambali accueille ainsi un projet qui associe investissement agricole et développement industriel. Sa réalisation progressive doit contribuer à structurer de nouveaux débouchés pour la mangue de Casamance, dans une région où la valorisation de la production reste étroitement liée aux moyens de conservation et de transformation.