Nigeria : l’État d’Imo lance les travaux préparatoires de sa zone agro-industrielle de 170 hectares

Au Nigeria, le développement des zones spéciales de transformation agro-industrielle franchit une nouvelle étape dans le sud-est du pays. Le gouvernement de l’État d’Imo a officiellement remis à Craneburg Construction Company une emprise de 170 hectares située à Oloshi, dans la zone administrative d’Ohaji-Egbema, pour la réalisation d’un complexe agro-industriel. Cette remise de terrain marque le passage du projet à sa phase de préparation physique, après plusieurs mois de procédures de passation de marchés.

Le futur complexe comprendra un pôle agro-industriel de 150 hectares et un centre de transformation agricole de 20 hectares. Le premier est destiné à accueillir les installations de transformation, de stockage et les services industriels mutualisés, tandis que le second doit faciliter la collecte et l’acheminement des matières premières agricoles. Le projet prévoit notamment des bâtiments administratifs, des laboratoires de contrôle qualité, des routes internes, des réseaux d’approvisionnement en eau et en électricité, des dispositifs de traitement des eaux usées et des infrastructures de gestion des déchets.

L’État d’Imo a été retenu pour développer prioritairement les chaînes de valeur de la viande bovine et du lait. Cette spécialisation doit permettre de rapprocher les activités de production animale, de conservation et de transformation, tout en réduisant les contraintes logistiques qui pénalisent les opérateurs agroalimentaires. La localisation du complexe répond également à des considérations d’accessibilité, notamment sa proximité avec l’aéroport international de fret Sam Mbakwe et les ressources énergétiques régionales.

Le projet s’inscrit dans la première phase du programme nigérian des zones spéciales de transformation agro-industrielle (SAPZ), dont le financement global annoncé avoisine 538 millions de dollars. Ce programme associe notamment la Banque Africaine de Développement (BAD), le Fonds International de Développement Agricole (FIDA), la Banque Islamique de Développement (BID) et les autorités nigérianes. Il vise à développer des infrastructures industrielles au plus près des bassins de production afin de favoriser la transformation locale des produits agricoles et d’attirer les investisseurs privés.

La gestion du futur complexe doit, à terme, être confiée au secteur privé, tandis que les pouvoirs publics assureront la mise à disposition des infrastructures structurantes.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *