Catégorie : Actualité

  • La Fondation SEPHIS et Mastercard lancent un programme de 3 milliards FCFA pour les femmes de l’agro-transformation

    La Fondation SEPHIS et Mastercard lancent un programme de 3 milliards FCFA pour les femmes de l’agro-transformation

    La Fondation SEPHIS et la Fondation Mastercard ont officiellement lancé le 11 juin à Abidjan le programme African Women of the Future in Agriculture (AWF AGRI), une initiative dotée de plus de 3 milliards de FCFA destinée à accélérer l’autonomisation économique des femmes entrepreneures de la transformation agroalimentaire en Côte d’Ivoire et au Sénégal.

    La cérémonie, organisée à l’hôtel Pullman d’Abidjan, a réuni représentants du gouvernement ivoirien, institutions financières, partenaires techniques et femmes entrepreneures engagées dans les chaînes de valeur agricoles. Un panel consacré à l’innovation, à la mécanisation et à l’accès aux marchés a complété l’événement, marqué également par la signature de plusieurs conventions stratégiques.

    Le programme ambitionne d’accompagner 1 000 PME dirigées par des femmes d’ici 2028, en s’appuyant sur quatre piliers que sont le renforcement des capacités entrepreneuriales, l’accès à des unités de transformation semi-industrielles, l’accès aux marchés et l’accès au financement. Pour la Côte d’Ivoire, ce sont 550 jeunes femmes entrepreneures qui devraient être accompagnées, avec le financement de 220 projets, des audits de conformité et des assistances techniques spécialisées.

    L’enjeu dépasse le seul accompagnement d’entreprises individuelles. Les femmes représentent près de 60% de la main-d’œuvre agricole en Afrique subsaharienne, mais restent confrontées à des obstacles structurels en matière d’accès au financement, aux équipements modernes et aux marchés organisés. AWF AGRI entend faire évoluer ce rapport en aidant les bénéficiaires à passer du statut de productrices à celui de transformatrices, distributrices et créatrices de marques compétitives à l’échelle régionale et internationale.

    Le programme table sur la création ou l’amélioration de plus de 12 000 emplois en Côte d’Ivoire et au Sénégal. Il s’inscrit dans la continuité de l’action de la Fondation SEPHIS, qui a déjà accompagné plus de 5 000 PME féminines sur le continent et mobilisé plus de 16 milliards de FCFA ces trois dernières années à travers ses partenariats avec institutions financières, gouvernements et bailleurs de développement.

    Au-delà de l’Afrique de l’Ouest, l’initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de structuration des chaînes de valeur agroalimentaires africaines, où l’inclusion des femmes entrepreneures devient progressivement un axe central des stratégies de transformation portées par les bailleurs internationaux et les fondations privées.

  • Côte d’Ivoire : Abidjan abrite le premier centre régional des métiers du drone en Afrique de l’Ouest et du Centre

    Côte d’Ivoire : Abidjan abrite le premier centre régional des métiers du drone en Afrique de l’Ouest et du Centre

    La Côte d’Ivoire a inauguré le premier centre régional dédié aux métiers du drone civil et professionnel en Afrique de l’Ouest et du Centre. Implanté au sein de l’Institut de sécurité maritime interrégional (ISMI) à Abidjan, ce Drone Center est le fruit d’une coopération internationale associant la Côte d’Ivoire, l’Allemagne et le Japon. L’Allemagne, via l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR), a financé les équipements et les programmes de formation régionaux ; le Japon, par l’intermédiaire de l’ONUDC, a fourni les équipements informatiques ; l’État ivoirien a quant à lui assuré la réalisation des infrastructures.

    La vocation première du centre est de renforcer les capacités de surveillance maritime dans le golfe de Guinée, une zone confrontée à des défis sécuritaires persistants. Les formations porteront sur le contrôle des côtes, la surveillance des ports et des plateformes offshore, la lutte contre les trafics illicites, le suivi environnemental et les opérations de recherche et de sauvetage en mer.

    Au-delà du volet maritime, le Drone Center ambitionne d’étendre ses formations à plusieurs secteurs économiques stratégiques, dont l’agriculture de précision, la gestion forestière, le bâtiment et les travaux publics, le secteur minier, l’énergie et la logistique. À travers cette initiative, la Côte d’Ivoire entend se positionner comme un pôle régional de formation et d’innovation dans les technologies de drones, au service de la transformation économique du continent.

     

  • L’Afrique du Sud et Italie signent une nouvelle feuille de route agricole lors d’un forum inaugural au Cap

    L’Afrique du Sud et Italie signent une nouvelle feuille de route agricole lors d’un forum inaugural au Cap

    L’Afrique du Sud et l’Italie ont franchi un cap dans leur coopération agroalimentaire à l’occasion du premier South Africa-Italy Agribusiness Forum, tenu les 9 et 10 juin 2026 au Cap sous le thème « From the Soil to the Shelf ». L’événement a réuni responsables politiques, industriels et chercheurs des deux pays pour identifier des opportunités concrètes d’investissement, d’échange technologique et d’accès aux marchés.

    Le ministre sud-africain de l’Agriculture John Steenhuisen a positionné ce partenariat comme une nouvelle phase dans les relations bilatérales, allant au-delà du commerce traditionnel pour cibler la transformation, l’innovation et la création d’emplois. Les échanges agricoles entre les deux pays dépassent déjà 650 millions de rands annuels, avec une balance commerciale favorable à Pretoria et des exportations horticoles estimées à environ 190 millions de rands.

    Le forum a débouché sur la conclusion d’un accord technique ouvrant le marché sud-africain aux raisins de table italiens, saluée par le ministre italien de l’Agriculture Francesco Lollobrigida comme une avancée majeure pour la filière fruits et légumes italienne.

    Un mémorandum d’entente (MoU) doit également être signé pour encadrer une coopération à long terme couvrant la mécanisation, l’agriculture numérique, la transformation agroalimentaire, le transfert de technologie, le développement semencier et la santé des plantes et des animaux. Un groupe de travail conjoint sera chargé de traduire ces engagements en projets mesurables.

  • Madagascar : des organisations paysannes dénoncent l’opacité des négociations sur l’Accord de partenariat économique avec l’UE

    Madagascar : des organisations paysannes dénoncent l’opacité des négociations sur l’Accord de partenariat économique avec l’UE

    À Madagascar, neuf organisations paysannes et de la société civile ont tiré la sonnette d’alarme sur les conditions dans lesquelles se déroulent les négociations d’un Accord de partenariat économique (APE) entre la Grande Île et l’Union européenne. Dans une lettre conjointe adressée mardi 9 juin à l’ambassadeur européen et au ministre malgache de l’Agriculture, elles dénoncent l’absence totale de consultation des principaux concernés alors que le seizième et dernier round de négociations serait sur le point d’être conclu.

    Le cœur des inquiétudes porte sur un chapitre spécifique de l’accord relatif aux semences, dont le contenu n’a pas été rendu public. Les organisations redoutent que Madagascar s’engage sur la convention UPOV 91, un cadre international qui renforce les droits de propriété intellectuelle sur les semences et limite fortement la possibilité pour les paysans de conserver et de ressemer librement leurs graines — une pratique vitale pour la souveraineté alimentaire de la Grande Île.

    Pour Zo Randriamaro, porte-parole du collectif, la responsabilité première incombe aux autorités malgaches, tenues d’être redevables envers leur population sur des engagements aussi lourds de conséquences. Le collectif exige que le libellé du chapitre sur les semences soit rendu public avant toute signature. L’ambassade européenne et le ministère malgache n’avaient pas répondu aux sollicitations au moment des premières publications.

    Cet épisode rappelle les tensions récurrentes autour des APE sur le continent africain, où la question de la souveraineté alimentaire et du droit des paysans à leurs semences constitue un point de friction structurel avec les normes commerciales européennes.

  • Coca-Cola HBC mise 1,28 milliard de dollars sur l’Égypte d’ici 2030

    Coca-Cola HBC mise 1,28 milliard de dollars sur l’Égypte d’ici 2030

    Coca-Cola Hellenic Bottling Company (HBC), l’un des principaux embouteilleurs de la multinationale américaine dans le monde, a annoncé un plan d’investissement de 1,28 milliard de dollars en Égypte sur la période 2026–2030. L’annonce a été faite par le PDG Zoran Bogdanovic lors de l’inauguration d’une nouvelle ligne de fabrication dans l’usine d’Alexandrie le 7 juin dernier.

    L’entreprise est implantée en Égypte depuis 1994 et exploite aujourd’hui cinq unités de production à Alexandrie, Tanta City, Sadat City, Qalioub City et Assiout City. En 2024, ses activités ont généré près d’un milliard de dollars de valeur ajoutée pour l’économie nationale, employé directement 4 900 personnes et soutenu environ 64 000 emplois dans l’ensemble de sa chaîne de valeur, selon le directeur général de la filiale locale, Adnan Topcic.

    Cet investissement s’inscrit dans une stratégie d’expansion continue du système Coca-Cola sur les grandes économies africaines. Des engagements similaires de l’ordre du milliard de dollars sur cinq ans ont été annoncés au Nigeria en 2024 et en Afrique du Sud en mars 2026.

    Par ailleurs, Coca-Cola HBC a engagé l’acquisition de Coca-Cola Beverages Africa (CCBA), présent sur une quinzaine de marchés continentaux, dont la prise de contrôle est attendue au second semestre 2026. Ce mouvement de consolidation repositionne le groupe comme l’un des acteurs majeurs de l’agroalimentaire en Afrique.

  • Burkina Faso : une nouvelle unité de transformation d’anacarde mise en service par le groupe suisse Gebana Faso

    Burkina Faso : une nouvelle unité de transformation d’anacarde mise en service par le groupe suisse Gebana Faso

    La filière anacarde burkinabè accélère sa montée en puissance sur le segment de la transformation locale. Le groupe suisse Gebana Faso a mis en service le 6 juin dernier une unité de transformation à Péni, dans la région du Guiriko au sud-ouest du pays, au sein d’un complexe agroindustriel s’étendant sur 7,2 hectares. D’une capacité de traitement de 10 000 tonnes de noix par an, l’installation s’appuie sur un réseau d’approvisionnement de 7 200 producteurs locaux.

    Cette inauguration intervient quelques mois après celle de l’unité Burkina Cajou à Bobo-Dioulasso, lancée en décembre 2025 par le président Ibrahim Traoré pour un coût de 9,74 milliards FCFA et une capacité de 150 000 tonnes par an, la plus grande du pays. Ces deux mises en service consécutives illustrent une dynamique sectorielle portée par un objectif clair : le Comité interprofessionnel de l’Anacarde du Burkina Faso (CIAB) vise à transformer localement 50 % de la production nationale d’ici 2033, contre environ 10 % aujourd’hui.

    Le défi reste néanmoins structurel. La production nationale s’établit en moyenne à près de 140 000 tonnes par an sur la période 2018-2022, mais selon le service N’kalô, seules 15 400 tonnes ont été transformées localement en moyenne entre 2021 et 2025. La principale tension tient à l’arbitrage entre exportation brute — jugée plus rentable à court terme pour les producteurs — et approvisionnement des unités locales. Pour y répondre, le gouvernement a suspendu les exportations de noix brute en mars 2025 avant de les rouvrir en mai, tout en se réservant le droit de réinstaurer la mesure si les besoins industriels nationaux venaient à ne plus être couverts.

    La filière a généré 67,5 milliards FCFA de recettes à l’export en 2024, selon l’INSD, confirmant son rôle stratégique dans le portefeuille agricole burkinabè aux côtés du coton et du karité.

     

  • Côte d’Ivoire : l’ADERIZ et le Groupe BARAN s’allient pour solariser le séchage du riz paddy

    Côte d’Ivoire : l’ADERIZ et le Groupe BARAN s’allient pour solariser le séchage du riz paddy

    La filière rizicole ivoirienne franchit un nouveau cap technologique. L’Agence pour le développement de la filière riz (ADERIZ) et le Groupe BARAN ont officialisé un mémorandum d’entente portant sur le déploiement d’un système national intégré de séchage du riz paddy à l’énergie solaire. Ce partenariat stratégique s’inscrit dans le cadre de la Stratégie Nationale de Développement de la Riziculture 2 (SNDR 2), en vigueur de 2024 à 2030, qui ambitionne de transformer la riziculture ivoirienne d’un modèle de subsistance vers une filière de marché compétitive et respectueuse de l’environnement.

    L’enjeu est de taille. Le séchage constitue l’un des maillons les plus critiques de la chaîne post-récolte : mal maîtrisé, il provoque le clivage des grains et génère des pertes significatives à l’usinage, pénalisant directement la qualité et la valeur commerciale du riz local. En solarisant ce processus, les deux partenaires visent simultanément à réduire ces pertes, à améliorer la qualité du riz ivoirien et à offrir aux producteurs une solution énergétique durable et économiquement viable, affranchie des coûts et contraintes des énergies fossiles.

    Ce tournant s’appuie sur une trajectoire de croissance déjà notable. La production nationale de riz est passée de 550 000 tonnes en 2011 à plus d’un million de tonnes en 2023. Pour franchir le cap décisif de l’autosuffisance, la Côte d’Ivoire mise désormais sur l’innovation technologique et les énergies renouvelables comme leviers de transformation structurelle de sa filière agricole.

  • Gabon : le groupe guinéen SONOCO veut industrialiser la filière avicole avant la fin des importations de poulet

    Gabon : le groupe guinéen SONOCO veut industrialiser la filière avicole avant la fin des importations de poulet

    Le Gabon cherche activement à bâtir une filière avicole locale compétitive avant l’entrée en vigueur, en janvier 2027, de l’interdiction des importations de poulet de chair décidée par le gouvernement en mai 2025. C’est dans ce contexte que le président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu le 9 juin 2026 une délégation du groupe guinéen SONOCO, conglomérat basé à Conakry et actif dans la minoterie, l’agroalimentaire, la logistique et la métallurgie.

    Le projet présenté couvre l’ensemble de la chaîne de valeur avicole : production locale de matières premières végétales, usine d’aliments pour volailles, couvoirs, poussinières, fermes d’élevage et abattoir industriel aux normes internationales. L’ambition affichée est de porter la production annuelle à plus de 15 millions de poulets de chair, un volume qui permettrait, selon SONOCO, de couvrir intégralement la demande nationale et d’éliminer les importations sur ce segment.

    Le défi est considérable. Le Gabon importe chaque année environ 55 000 tonnes de volaille pour une production locale estimée à moins de 4 000 tonnes, soit un déficit représentant plus de 90 % de la consommation nationale et évalué à plus de 60 milliards FCFA annuels. L’échéance réglementaire de 2027 crée mécaniquement une opportunité industrielle de grande envergure pour les investisseurs capables de répondre dans les délais.

    SONOCO s’appuie sur un précédent crédible : en Guinée, sa filiale FERMAV Industries, soutenue par l’IFC à hauteur de 20 millions de dollars, est en phase finale de démarrage. Mais le calendrier gabonais demeure serré. Le communiqué présidentiel indique que « les procédures administratives et foncières sont en cours de finalisation avec les ministères concernés », ce qui signifie que les arbitrages essentiels restent ouverts, sans montant d’investissement ni bailleur institutionnel annoncés à ce stade.

    Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large d’investisseurs africains répondant à l’appel lancé lors du Forum de Kigali de mai 2026, où le Gabon avait officiellement sollicité des partenaires du continent pour accompagner sa transformation économique.

  • Maroc : l’agriculture tire la croissance vers le haut en 2025

    Maroc : l’agriculture tire la croissance vers le haut en 2025

    L’économie marocaine a affiché une croissance de 4,9 % en 2025, en progression par rapport aux 4,4 % enregistrés en 2024, selon les comptes nationaux publiés par le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Derrière cette accélération, deux moteurs principaux se distinguent : le dynamisme de la demande intérieure, dans un contexte d’inflation maîtrisée, et un rebond marqué du secteur agricole après les années de sécheresse qui avaient pesé sur les performances économiques du Royaume.

    Le rebond agricole constitue l’un des faits saillants de cette performance. Après plusieurs campagnes déficitaires liées au stress hydrique, les précipitations plus favorables de la saison 2024-2025 ont permis une reprise significative de la production céréalière et des cultures de rente. Ce retournement illustre une réalité structurelle marocaine bien connue : l’agriculture représente entre 12 et 15 % du PIB national selon les années, avec un effet démultiplicateur important sur la consommation rurale et l’activité des industries agroalimentaires.

    La demande intérieure a également joué son rôle de soutien. La maîtrise de l’inflation — tirée notamment par la normalisation des prix des matières premières — a préservé le pouvoir d’achat des ménages et soutenu la consommation privée, tandis que l’investissement public continuait d’irriguer les grands chantiers d’infrastructure du pays, dont la préparation de la Coupe du monde 2030 constitue un accélérateur notable.

    Ce résultat intervient dans un contexte régional où la croissance économique reste inégale. Plusieurs économies africaines font face à des pressions budgétaires et à une dépréciation monétaire qui pèsent sur la demande intérieure. Le Maroc, grâce à la diversification de son économie et à une politique agricole volontariste — notamment à travers les investissements du Plan Maroc Vert et de sa nouvelle génération Génération Green — confirme sa capacité à transformer un rebond climatique en levier de croissance durable. La question qui se posera pour les prochaines campagnes sera celle de la résilience du modèle face au retour possible des épisodes de sécheresse, dans un contexte de stress hydrique structurel au Maghreb.

  • Cameroun : la banane plantain, nouveau vecteur d’entrepreneuriat pour 10 000 jeunes

    Cameroun : la banane plantain, nouveau vecteur d’entrepreneuriat pour 10 000 jeunes

    Premier producteur de banane plantain d’Afrique centrale et huitième au rang mondial avec environ 5,5 millions de tonnes produites chaque année, le Cameroun dispose d’un avantage comparatif considérable dans une filière qui assure près de 35 % des apports caloriques des populations d’Afrique centrale. Pourtant, cette filière reste largement informelle et peu mécanisée. Le gouvernement entend changer la donne en en faisant un moteur d’insertion professionnelle pour la jeunesse.

    C’est le sens du programme « Un jeune, une plantation de banane plantain orientée vers un marché, un compte en banque », dont la cinquième cohorte vient d’être lancée officiellement à Yaoundé. À l’École nationale d’administration et de magistrature, 500 étudiants issus de cinq instituts privés d’enseignement supérieur ont reçu leurs kits d’amorçage avant de rejoindre l’incubateur spécialisé de la filière. Chacun d’eux repart avec 500 vitroplants à haut rendement, soit 250 000 plants distribués pour cette seule vague.

    Le programme, fruit d’un partenariat entre la Filière Banane Plantain du Cameroun (FBPC) et des institutions académiques privées, vise à terme l’incubation de 10 000 jeunes en cinq ans et la création d’autant d’entreprises agricoles. Pour la première cohorte, un chiffre d’affaires projeté de 855 millions de FCFA en onze mois donne la mesure des ambitions économiques portées par l’initiative. Chaque bénéficiaire ayant validé un projet solide pourra obtenir un premier financement dès septembre prochain, selon les engagements du ministre de l’Agriculture Gabriel Mbairobe.

    L’horizon visé est plus large encore. À travers la SND30, le Cameroun ambitionne de doubler sa production annuelle de plantain à 10 millions de tonnes, tout en faisant de ce produit son premier poste d’exportation agricole à l’horizon 2035. Pour y parvenir, l’intégration des jeunes diplômés dans la chaîne de valeur apparaît comme un levier incontournable, à la croisée de l’emploi, de la modernisation agricole et de la souveraineté alimentaire.